‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 159 sur 596 · ÉGARD · texte numérisé non relu

ÉGARD

Pëpin ^gala son fils bétard , Charles Martel , avec ses autres enfants.

Rac, V, 86 : Notei hUtor, Allons, pour egaUr notre joie à la vôtre, Concluant votre hymen , renouveler le nôtre. MoRTFLBUBT, Femme jug9 et partie, V, ii ; - Cf. Id., Coméd, poète, IV, 3.

Tout t^ègaJU en s^aiœant, le sceptre, la houlette.

Hadtbbogbi, Bourg, de quai., III, 9.

Si leur majesté (des Rois) les met au-dessus des jugemens humains pendant leur vie, ils y reviennent enfin quand la mort les a égalez aux autres hommes.

BossDET, Hiet. univ,, in-4% i68i, p. â5o; - Cf. Id., ibid,, p. 6i, 118-119, 56o.

Vous ^alez donc, dit M. Claude, à Saint-Paul, auteur de révélations, TEglise qui n*en est que simple interprète? — Non, Monsieur, je n'égale pas TEglise à Saini-Paul. - Id., Confér, avec M. Claude, in-ia, 168a, p. iSA.

C*est trahir la vérité et luy égaler Terreur.

Id., Hiit. des Var., 3 in-/i% 1688; I, p. 85.

La mort nous égale tous. - Siv., IX, 583.

L*on dit du jeu quMl égale les conditions. ~ La Bbut., I, 967.

* Nicot, Cotgrave, Monet donnent égalUer et égaler; mais Guy Miège, en 1679, et Bidielet, en 1680, ne donnent plus égciUer, Pour Furetière, 1690, et pour TAcadémie, 169&, c*est un vieux mot qui se dit <r encore au Palais et qui veut dire rendre dee par- ^eguégauxn. Les éditions suivantes de l'Académie (1718, 17/10, 176a) le donnent exdosivement comme terme de pratique. L'édition de Tan vu et celle de i835 se bornent i dire: fiÉgalieer, rendre égal»; celle de i835 ajoute : crNe se dit qu'en parlant des ciHMe8.11 De même en 1878.

Egard, considération.

Quand je pourrois passer sur quantité S égards où notre sexe est obligé, j'ai de la considération pour ma mère. - VAv,, IV, 1.

11& Gardez de Mrc aux ^arc2f banqueroute.

La Fowt., VI, 69 : ùmtee, V, 5.

U écontoit les conseils. . . avec un certain égard obligeant.

Là Rogbip., n, p. /^a8.

Cette attention particulière qui paroist en Dieu quand il fait l'homme, nous montre qu'il a pour lui un égard particulier.

BossuiT, Hiet, unie,, in-A% 1681, p. i6à.

* >I1 y a plusieurs mots anciens auxquels on a donné des significations toutes nou- ^'^Uo. On a toujours dit : Avoir égard à son honneur, avoir égard à toutes les cireonstanees ^^^aire. Mais on ne dit que depuis peu : avoir des égards, il a de grands égards pour «le. Egard se prend encore dans un autre sens : Nous jugeons des choses non par ce (pi'elles sont en elles-mêmes, mais par ce qu'elles sont à notre égard; il est civil à mon *f!sri; à cet égard, je ne croy pas tout ce qu'on dit.n - Lb P. Bodboubs, Entretiens ^Àritteet d'Eugène, 1O71, a* édit., p. 116.

«Le mot d'atwm* égard est, ce me semble, assex vieux; pour avoir des égards, il est i<^ extraordinaire. On ne dit jamais : j'ay un égard pour cet homme-là, faisant à^ égard

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