ÉGARER (S') DE... — ÉGOSILLER (S
un nom singulier : pourquoi le veut-on mettre au pluriel ? Egard Ruffit pour tons les c c^est un nom indéclinable.» - Sorbl, Cotmoisêanee det Livrée, ch. du Nouveau langage çùit, 1671, p. /ioo.
Furetière, Richelet et T Académie ont consacré Temploi du mot au pluriel, dans le où Ta pris Molière.
«11 faut dire à ion égard et non pas d «on regard, qui ne se dit plus.»
Db GALLiàRBS, Bon et mauvaU usage, 1693, p- 17
Égarer (S') de.. .
Je nCétùisy par hasard, égaré cTun frère et de tous ceux de notre si
D. Juan, ni, [
Les richesses. . . nous font égarer du chemin de la vertu. - Malh., II, 63*
Le jour venu, la bdle trotte.
Et jusqu'au soir pestrit la crotte,
Questant en barbet effaré
Qui de son maistre est égaré, - Bigbbb, Otide bouffon, 166s, p.
Égayer, amuser.
Mais la Princesse a voulu égayer sa dextérité, et de son dard lui a fait. . . une assez petite blessure. - Am. magnif., V, i.
7 C'est par cette raison qui^égayant leur esprit,
Nombre de gens fameux en ce genre ont écrit. - La Fort,, II, a : Fablm, \
Égayer (S'), s^amuser.
Ce Monsieur Fleurant-là et ce Monsieur Purgon s^égayeni bien votre corps. — Mal. imag,, I, 9.
1 9A Ne trouverois-je assez d'heures au jour
Pour m'égayer, si j'en avob envie? - La Fort., IV, p. 3i6 : Contée, ]
Mab Constance parolt ; touchant mon infidèle , Je me veux un moment égayer avec elle.
MoRTPLBUBT, Femme juge et partie, II ,
^ Les nouveaux poètes, comme les appelle M*^* de Goumay, c'est-à-dire ceux qu son temps, ne juraient pas par Ronsard, du Bellay, Desportes, Bertaut et le cardint Perron, rejetaient certains mots; égayer était du nombre : Us tr rebutent, sauf, car seques, épanouir, et réprouvent encore égayer, allégresse, et plusieurs autres aussi muns et polis : rebut de mots. . . que je suis obligée de coucher icy, bien que je sume qu'il ne soit pas universel en leur troupe, mais particulier seulement aux raffii des raffineurs». - M"' bb Godrrat, L'Ombre, 1637, p. 969.