‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 219 sur 596 · ENVOYER · texte numérisé non relu

ENVOYER

Envoyer : au Jutuvy bnvoierai . . .

5&5 Envoirez-vous encor, Monsieur aux blonds cheveux.

Avec des boetes d'or des billets amoureux? — £c. des Afor., II, 6.

Je TOUS mvoyerai les mêmes livres d^où j'ai tiré ]es préceptes.

Malb., II, 980 : ÉpUr. de SMfue.

La mine d*mi si grand empire envùiera ses éclats dans tontes les parties da monde. - 1d., ibid,, U, Sâg.

1699 Vous envoirez après sitôt qu*il fera jour. - Goan., Nicom,, Y, 5.

On Venvoira dormir à grands coups de bâton.

Th. Gom., Amour à la tnode, UI, 9.

68 Vous m^eMoy'rez ledit argent ; En Tertu de cette finance Vous pourrex vivre en assurance.

LoiRf Muzê kÎMior., 17 octobre i65â.

88 Pour bien régaler ma Bfinerve,

Ils m'envoiront de la conserve. - 1d., ilnd,, ai août t66o.

67 De ses propres mains recevra

L*en&nt que Dieu nous enwnf*ra, - Id., i5 octobre 1661.

35 Pâques, jour saint, vaut autre poésie;

Venvoirai lors, si Dieu me prête vie,. . . ,

Quelque sonnet plein de dévotion. - La Fort., IX, p. 109 : Epùr. à. . .

Amour Verwayera compagnie. - Id. , Piyché, VIII , p. 1 97 : liv. II.

Si Jupiter vouloit changer de condition avec moi, je le renvoyeroiê sans difficulté. - Id., ibid.

Je prendrai son avis, si cela se peut faire, Et je vous Venvoirai s'il vous est nécessaire.

BouBSAULT, Pùrtrait du peintre, i663, se. 8.

yenvoyrai un homme en qui on peut se fier.

M'** Di ScuD^BT, Mathtlde, 1667, p. 9/1 a; - Cf. Id., ibid., p. 396.

Elle . . . Venvoyeroit dans quelque maison éloignée pour y faire pénitence.

RacIV, 436: Port'Roy.

Elle envoyera par le messager tout ce que ma sœur demande.

Id., VII, 5 : Lettr. à M. Rivière.

Ma femme envoyera demain chez Jeanne ime boite où elle a mis les bardes les plus nécessaires pour Fanchon. - Id., VII, 397 : Lettr. à la mère Agnhj 1698.

Jesus-Christ . . . a dit que IVsprit qu'il envoyeroit à ses Apostres leur enseigneroit. . . toute vérité.

BossuET, Avert. aux Proteet., in-^i", 1G89-1691 ; III, S 19, p. ai 4.

* «f Aujourd'huy on dit ]*enverray, et non ]envoyeray. Je vous enverray ce que j'ay, dit le P. Tarteron» (trad. d'Horace). - Aiidrt de Bois-Rbgard, Réfl. eur Vueage pré», de la lang. Jranr, , 1699, p. 195-19G.

Les grammaires antérieures à celles du P. Buflior (1709), même celle de Regiiier- Desmarais {1706), ne font aucune remarque sur lo futur du verbe envoyer. Buflier dit : V Envoyer, fait depuLs quelque temps j'mverrat aussi communément que yenvoierai; mais

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