ÉPOUX, ÉPOUSE
Comment se porte Madame Dimanche, votre épouse?
D. Juan, IV, 3.
ii5& Pai donné ces soupirs aux mânes d*un époux. - Goen., Rodog,, IV, i.
53 Soyez amants aussi longtemps an^époux, ,
La Font., IX, p. 167 : EpU. à M^ de Fontange.
i5 Quoi? déjà de Titus épouêê en espérance.
Ce rang entre elle et vous met-il tant de distance? - Rac, Bérén,, I, 1.
* «n n*y a pas jusqu^anx bourgeois. . ., qui croiroient se rabaisser s*ils avoient dit ma femme une fois en leur vie.» - Db GALLièais, MoU à la mode, 1699, p. 55-56.
ffli y a des bourgeois et des bourgeoises, ajouta la Marquise, qui, en parlant Tun de Tautre, disent mon ^jtoux et mon épome, au lieu de dire mon manf et ma femme, qui est la bonne manière de se nommer. iv - Id., ihid., p. 60-61.
Époux, épotue ne se disent que dans le style noble, ou dans le langage bourgeois. Dom Juan parle comme M. Dimanche pour se moquer de lui; mais ni Corneille, ni La Fontaine, m Racine n*auraient pu employer le mot mort ou femme dans les vers que nous venons de citer. — On remarquera que, dans le vers cité de Corneille, Rodogune, qui pleure son époux, pleure Nicanor, qu elle devait épouser, mais qui n'était encore que son fiancé. Corneille a employé le mot dans le sens ancien que donne le Dictionnaire de Nicot.
ÉPREUVE, preuve.
Les épreuves f Madame, que tout le monde a vues de Tinfaillibilité de mes prédictions sont des cautions suffisantes des promesses que je puis faire. — Am, magiiif.f III, 1.
Vous plalt-il que vos danseurs, qui expriment si bien toutes les passions, vous donnent maintenant quelque épreuve de leur adresse?
/ita.,IV, 5.
1^55 J*ai fait de mon courage une épreuve dernière. - Rac, Bérén., V, 7.
Eprouver, faire expérience, expérimenter que. . .
Véproxxoe que pour gagner les hommes, il n'est point de meilleure voie que de se parer à leurs yeux de leurs inclinations. - VAv., I, 1.
1796 11 faut tout éprouver avant que de combattre.
La Font., VII, p. 107 : L'Eunuque, V, 5.
Epuiser , ruiner, réduire à rien.
Dis-moi , Chevalier, crois-tu que ton Moliëre est épuisé maintenant , et qu'il ne trouvera plus de matière pour. . . - Jmpr. de Vers., se. 4.
2i6 ÉPURÉ — ÉQOIPAGE
Crois-ta qu'il ait ifmiii dans ses comédies tout le ridinde des hommes? — IwÊfr. de Vtrs.^ se. &.
Noos nous citerions n nous Tooliont oa toii|oarf écrire, oa tooîaan fire. L*iin nous importmieroit et nous éjpmiaermi de matière ; TaDlre noos aflbibfiwit Tapît et le dÎMOndroit. - Mali., Il, 6do.
L^artfaitede ne s'est pas éféué en la stracture de ce Paiai»4toyaL
Coaa., Âmiî tmidt : Déemr. êm 5* meU.
Loin d*i^NuiMr une matière.
On n en doit prendre qae la fleor.
Li Fon., 11, p. 77 : PMm, Ky. TI, ÉfiL
Mais eDe m*^piiitoil, et chan^ît tons les joors De japes, de mooclioirs, de h^oox et d*atonri.
MosrrruoBT, Femimejmge ff pmik, IV, 3.
Votre tète ne vent pas que Yons Véj^mmgz par des écritores infinies.
SiT.f IX , i3«
ÉPURé.
Le Ciel ... n*a laissé dans mon cœur poor vous qu^one flamme éfmrit de tout le commerce des sens. — D, Juan^ IV, 6.
i5 De tout ce qoi t*offense éfwrt nos esprits. - Coik., Ofiùt de Im Vimrgt, V.
Nous ignorons les richesses que nous portons dans le fond de nostre nature, et il n*y a que les yeux les plus épurez qui les puissent appercevoir.
Bossi'ET, Hi$t. unit,, in-V, i68i, p. 178; — Cf. 1»., Aid,, p. 190, a83,etc
Equipage : i** costume; — 2® train, suite. 1** Costume.
Est-elle folle de n'avoir pas changé d^ habit , et de venir en ce lieu-ci avec son équipage de campagne? — D. Juan, 1,9.
Ne soyez point surpris, Dom Juan, de me voir à cette heure et dans cet équipage. - /Wrf., IV, 6.
Clitandre, en habit de médecin :
Hé bien, Lisette, que dis -tu de mon équipage? Crois -tu qu^avec cet habit je puisse duper le bonhomme ?
Am. méd.^ III, 3. {Var. des édit. i68a, 1734.)
1635 Voici Monsieur Dubois plaisamment figuré.
Que veut cet équipage? - Misanth., IV, 3 et 4.
Le déguisement qu'il a pris est Yhabit d'une femme. — Je voudrois bien le voir en cet équipage. — Pourc.y III, 1.