‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 251 sur 596 · II · texte numérisé non relu

II

tHNIMBaiB ■AYIOBALK.

Etat : paire état de ... , faire cas de ... , tenir compte de . . .

1 193 Va, va, je fais état de lui comme de toi. - Dép. am., lY, s.

Faites état de moi, Monsieur, comme du plus chaud de vos amis.

Impr. de Vers,^ se. &.

1 ioS Quel grand état 'je fais de ses nobles avis. - Fem. sav. , IV, &.

Je faiê e$tat, Alcippe, de vostre vertu. - D^Urf^, L'Aêtrée, i6i4; I, p. 3&*.

Semire se promit de ne faire jamais e$tat d'un esprit si volage.

Id., ibid.; I, p. 1&8*.

Tout ce qui est bien dit. . ., je /où état qu^il est mien. - Miui., Trad, de Sén.

Il escrira que les grands esprits de l'Europe ont/at( grand e$tat de luy.

Le P. Garasse, Beeh, de$ Bech, de M' Eit. Pasquier, 16s 3, p. 966.

M* Pasquier. . . fait ettat juré de mespriser ce que tout le monde estime.

Id., ibid,, p. 369; — Cf. p. 35o et 70&.

Nous avons le testament de S, Grégoire de Naziame duquel nous faUon» plus éPétat que de la meilleure de ses oraisons.

Id., Doctr. cur,, 169/I, p. 910; - Cf. Id., ibid,, p. 909, 997, 937-938.

On me rapporta Vétat qu*il^tiotV de moy.

Chapelain, Trad, de Guzm, d*Àlfar,, i63o; II, p. 99; - Cf. Id., ibid.; III, p. 187, 938, 948.

Elle ne fndeoit non plus eetat de luy que des neiges de Tannée passée.

SoRBL, Berg, extrav., 1697; 1> P* ^^^*

De mes anciens camarades, il n^y en avoit plus que deux ou trois de quijeJUee état, - Id., Francûm, 16&1 ; liv. VI, p. 3/^8.

EXie faiioit un peu ettat de Geliaste. - Id., Polyandre, 1668; I, p. 677.

Quoyl c'est icy le lieu qu'on appelle Paris,

Dont on fait tant d'ettati - D'Outillé, Espr,foUet, II, 3.

906 Mdîs feriez^out état d'un amant infidèle? ~ Corn., La Suivante, I, 5.

Âhl l'homme d'importance I On en doit^âtre état.

Th. Corn., Geôl. de eoi-méme, I, 5.

C'est de ce don aussi qu'il fait le plus d*état,

Id., Feint Attrol., I, 7; - Cf. Id., D, Bertr, de Cig,, I, 1 ; IV, 1 ; V, 9; - Amour à la mode, IV, h,

La Princesse qui avoit reconnu sa discrétion, son esprit. . ., crut qu'elle en dcvoit faire eetat,

Segrais, Nouv, franc,, i656; 3' Nouv., p. 98; - Cf. Id., ibid,, ibid», p. 978.

Il prit congé de bonne grâce , et avec des protestations de service dont on ne ft pas grand eetat, - Furetierb, Bom, bourg., p. 193.

J'ai du vin d'AIican dont on fait grand état. - Quinault, Lee Bivalet, IV, 3.

H (Alexandre) nefaieoit guèrcs plus à^état de la puissance de son père, ni de la sagesse de ses conseils.

La Font., VII ï, p. 817 t Compar* d'Aleœ., de Céear et de M* le Prince.

On lui fait son procès, et son lâche attentat Vous fait voir que de lui vous /aite« trop d'état.

AfoifTPLBUBT, Fitn.juge et part,, V, i.

n (Osiandre) témoignoit ouvertement ybttv peu d'état de la Confession d*Ausbourg. ~ Bossoir, Hist, deê Var., 9 in-A*, 1688; I, p. 681.

Calvin. . . déclare. . . qu'il ne veut point se servir de raisons naturelles, ni philosophiques, et qu*il n'en fait nul état. ~ Id., ibid., II, p. 35.

C'est donc ainsi, coquine, que infaù état de mes remontrances?

RiGiiABD, La Coquette, II, 3; - Cf. Id., ibid,, II, 8.

41 Faire état de avait d'abord signifié /atrs le projet de. . ,, former le deuein de...

Comment feroyent conscience ces beaux emprunteurs de renverser Tusage des mots estrangers, quand ils aiment mieux renverser l'usage de leurs propres, que de faillir à user de quelque terme nouveau? Je m'en rapporte i office et à eetat entr'autres, qui sont mots que l'ancien françois a pris du latm , mais non en une certaine signification qu'on leur donne aujourd'huy, comme quand on dit : je faie état de partir demain; vous avez fiadt un bon office.

H. EsTiBiniB, Confomdti, . ,, édit. L. Fougère, p. 96. Cest dans un sens anidogue que Molière a dit :

1011 Si c'est votre dessein d'approuver l'alliance, Votre main peut aussi m'en signer l'assurance; Sinon j faites état de m'arracher le jour. - Éc. des Mar,^ III, 7.

L'un estoit galant homme. . ., A qui elle/otsott eetai de se donner.

Chapelain, Trad. de Guim. d'Alfar., i63o; UI, p. 161; - Cf. Id., ibid., in, p. 109.

Etat : affaire d'Etat.

♦ Voir t. I, p. 66, Affaire d'État.

Etat : coup d'Etat.

le Voir t I, p. 5o9, Coup d^État.

Etendre a . . . , étendre sur.

6 «5 5 On n'a nul droit à murmurer Des grâces que leur main ne veut plus nous étendre.

Psyché, II, t.

t On ne peut guère voir ici qu^une négligence de style.

Éterniser.

921 Mais par quelques exploits si Ton ne t! éternise, . .

Princ. d'EL, I, 2.

État : faire état db . . . , faire cas de ... , tenir compte de. . .

119a Va, va, je fais état de lui comme de toi. - Dép. am.^ IV, 2.

Faites état de moi, Monsieur, comme du plus chaud de vos amis.

Impr, de Vers.^ se. i.

1 &o3 Quel grand état je fais de ses nobles avis. - Fem. sav. , IV, &.

Je fats êitat, Aldppe, de vostre vertu. - D'OfiFi, L'Aitrée, 161 â ; I, p. 36*.

Semire se promit de ne faire jamais eitat d'un esprit si volage.

lo., ibid.; I, p. 1&8'.

Tout ce qui est bien dit. . ., je /où état qu^il est mien. - Maui., Trad, dt Sén.

U escrira que les grands esprits de l'Europe ont /ait grand eetat de luy.

Le P. Garassi, Reeh. de$ Rech. de M' Ezt, Patquier, 16a s, p. 966.

M* Pasquier . . . fait eetat juré de mespriser ce que tout le monde estime.

Id., ibid,, p. 369; - Cf. p. 35o et 70Â.

Nous avons le testament de S. Grégoire de Nazianxe duquel nous fneont plus d^état que de la meilleure de ses oraisons.

Id., Doctr. cur., 163a, p. 910; - Cf. Id., ibid., p. fiofi, 997, 937-988.

On me rapporta Vétat qu^il faieoit de moy.

Ghapblaih, Trad. de Guzm. d^Alfar., i63o; II, p. 9s; - Cf. Id., ibid.; III, p. 187, 938, fi&8.

Elle nefntoit non plus estât de luy que des neiges de Tannée passée.

SoRBL, Berg. extrav., 1697; 1> F* ^^^*

De mes anciens camarades, il n^y en avoit plus que deux ou trois de qui je/iM état. " Id., Francion, 16A1 ; liv. VI, p. 3A8.

Eile/atfot< un peu eetat de Geliaste. - Id., Polyandre, 16&8; I, p. 877.

Quoyl c^est icy le lieu qu'on appelle Paris,

Dont on fait tant d'ettati - D'Odtilli, Espr. follet, II, 3.

906 Mms feriez-voui état d'un amant infidèle? - Corn., La Suivante, I, 5.

Ahl rhomme d'importance I On en doit faire état.

Th. CoRif., Geôl. de eoi-méme, I, 5.

C^est de ce don aussi qu'il fait le plus d^état.

Id., Feint AstroL, I, 7; - Cf. Id., D. Bertr. de Cig., I, 1 ; IV, 1 ; V, s; - Amour à la mode, IV, h.

La Princesse qui avoit reconnu sa discrétion, son esprit. . ., crut qu'elle en dcvoil faire estât.

Segrais, Nouv. franc., i656; 3* Nouv., p. 98; - Cf. Id., ibid., ibid», p. 978.

Il prit congé de bonne grâce, et avec des protestations de service dont on ne fi pas grand estât. - Furetièrb, Rom. bourg., p. 193.

J'ai du vin d'Alican dont on fait grand état. - Quihault, Lee Rivales, IV, 3.

Il (Alexandre) nefaisoit guères plus à^état de la puissance de son père, ni de la sagesse de ses conseils.

La Fort., VIII, p. 817 t Compar* d'Ateœ., de César et de Af. le Prinee*

On lui fait son procès, et son lâche attentat Vous fait voir que de lui yousfaiUê trop d*^^

MoRTFLBURT, Fim, jugi et part,, V, i.

n (Osiandre) témoignoit ouvertement yàtr» peu d'état de la Confession d^Ausbourg. - Bossun, Hist. du Var., a in-&^ 1688; I, p. A81.

Calvin. . . déclare. . . qu^il ne veut point se servir de raisons naturelles, ni philosophiques, et qu*il B*enfait nul état. - lo., ibid,, II, p. 35.

G^est donc ainâ, coquine, que iu /aie état de mes remontrances?

RioiiÀRD, La Coquette, II, 3; - Cf. Id., t^.^ Il, 8.

♦ Faire état de avait d^abord signifié /aw*0 le projet de. . ,, former le deuein de,,.

Comment feroyent conscience ces beaux emprunteurs de renverser Tusage des mots estrangers, quand ils aiment mieux renverser Tusage de leurs propres, que de faillir à user de quelque terme nouveau? Je m^en rapporte à office et à eetat entr*autres, qui sont mots que Tanden firançois a pris du latm, mais non en une certaine signification qu^on leur donne aujourd^huy, comme quand on dit : je foie état de partir demain; vous avez fait un bon ofiBce.

H. EsTisimi, Cot^ormiié. . ,, édit. L. Feugère, p. a 6.

C^est dans un sens analogue que Molière a dit :

1011 Si c'est votre dessein d'approuver railiance, Votre main peut aussi m'en signer l'assurance; Sinon y faites état de m'arracher le jour. - Éc. des Mar.y III, 7.

L'un estoit galant homme. • ., à qui elle faieoit estai de se donner.

Chapelain, Trad. de Guzm, d'Alfar., i63o; III, p. a&i; - Cf. Id., Und., ni, p. 109.

Etat : affaire d'Etat.

Hfi Voir t. I, p. 66, Affaire d'Etat,

Etat : coup d'Etat.

-¥ Voir 1 1, p. 5o9, Coup d'État,

Etendre a . . . , étendre sur.

655 On n'a nul droit à murmurer Des grâces que leur main ne veut plus nous étendre.

Psyché, II, i.

t On ne peut guère voir ici qu'une négligence de style.

Éterniser.

aai Mais par quelques exploits si Ton ne s'éternise. . .

Princ. m, l, a.

Etat : faire état de ... , faire cas de ... , tenir compte de. . .

119a Va, va, je/ai» iiai de lui comme de toi. - Dép. am. , IV, 2.

Faites état de moi, Monsieur, comme du plus chaud de vos amis.

Impr. de Vers. , se. i.

1 &o3 Quel grand état je fais de ses nobles avis. - Fem. sav. , IV, Ix.

Se faù ettat, Alcippe, de vostre vertu. - D^rfI, UAitrée, i6iâ; I, p. 3&'.

Semire se promit de ne faire jamais eitat d'un esprit si volage.

lo., ibid.; I, p. 1&8'.

Tout ce qui est bien dit. . ., je^ôû état qu^il est mien. - Maui., Trad. de Sén,

U escrira que les grands esprits de l'Europe ont/at( grand eetat de luy.

Le P. Garassi, Reeh, det Rech. de M' Ezt. Patquier, 16a 9, p. 966.

M* Pasquier . . . fait estât juré de mespriser ce que tout le monde estime.

Id., ibid., p. 369; - Cf. p. 35o et 70Â.

Nous avons le testament de S. Grégoire de Nazianxe duquel nous faitane plus frétât que de la meilleure de ses oraisons.

Id., Doctr. cur,, 163/i, p. 910; - Cf. Id., ibid,, p. 909, 997, 937-938.

On me rapporta ïétat qu^Ufaieoit de moy.

Chapelain, Trad. de Guzm. d'Alfar,, i63o; II, p. 99; - Cf. Id., ibid.; III, p. 187, 938, 968.

Elle nefntoit non plus estât de luy que des neiges de Tannée passée.

SoRBL, Berg. extrav., 1697; 1> P* ^^^*

De mes anciens camarades, il n^y en avoit plus que deux ou trois de qui jejCiM état. - Id., Francion, 16&1 ; liv. VI, p. 3A8.

Eile/atfoà un peu estât de Geliaste. - Id., Polyandre, 16&8; I, p. 877.

Quoyl c^est icy le lieu qu^on appelle Paris,

Dont on fait tant d'estati - D'Odvilli, Espr. follet, II, 3.

906 Mais /mez-votif état d'voï amant infidèle? - Corn., La Suivante, I, 5.

Ahl rhomme d'importance I On en doit faire état.

Th. Corn., Geôl. de soirméme, I, 5. 1

C^est de ce don aussi qu'il fait le plus à^état.

Id., Feint AstroL, I, 7; - Cf. Id., D. Bertr. de Cig., I, 1 ; IV, 1 ; V, s; - Amour à la mode, IV, 6.

La Princesse qui avoit reconnu sa discrétion, son esprit. . ., crut qu*elle en dcvoit faire estât.

Segrais, Nouv. franc., i656; 3* Nouv., p. 98 ; - Cf. Id., ibid,, ibid., p. 978.

U prit congé de bonne grâce, et avec des protestations de service dont on wfi pas grand estât. - Furetikrb, Rom. bourg., p. 193.

J'ai du vin d'AIican dont on fait grand état, - Quinault, Les Rivales, IV, 3.

H (Alexandre) nefaisoit guèrcs plus d'état de la puissance de son père, ni de ta sagesse de ses conseils.

La Font., VIII, p. 817 î Compar, d'Ateœ., de César H de Af. le Printe,

On lui fait son procès, et son lâche attentat Vous fait voir que de lui youafaUu trop d^Aat,

MoifTFLBURT, Fim, jugi etport., V, i.

n (Osiandre) témoignoit ouvertement ^tiv peu d'état de la Confession d^Ausbourg. - Bossun, Hist. det Var., a in-4% 1688; I, p. 48 1.

Calvin. . . déclare. . . qu^il ne veut point se servir de raisons naturelles, ni philosophiques, et qu'il nVn/ott md état, - Id., ibid,, II, p. 35.

C'est donc ainsi, coquine, que tu^ois état de mes remontrances?

RioifÀRD, La Coquette, II, 3; - Cf. Id., ibid,, n, 8.

% Faire état de avait d*abord signifié /ow-e le projet de». », former le deseein de.,.

Comment feroyent conscience ces beaux emprunteurs de renverser Tusage des mots estrangers, quand ils aiment mieux renverser Tusage de leurs propres, que de faillir à user de quelque terme nouveau? Je m'en rapporte à ojffice et à eetat entr'autres, qui sont mots que Tandcn firançois a pris du latm, mais non en une certaine signification qu'on leur donne aujourd'huy, comme quand on dit : je foie état de partir demain; vous avez fait un bon ofiBce.

H. EsTHNiii, Conformité. . ,, édit. L. Feugère, p. 96.

Cest dans un sens analogue que Molière a dit :

1011 Si c'est votre dessein d'approuver Talliance, Votre main peut aussi m'en signer l'assurance; Sinon y faites état de m'arracher le jour. - Éc, des Mar,y III, 7.

L'un estoit galant homme. . ., à qui elle/atsot( eetat de se donner.

Chapelain, Trad, de Guzm, d*Alfar,, i63o; III, p. a&i; - Cf. Id., Und,, m, p. 109.

Etat : affaire d'Etat.

^ Voir t. 1, p. 66, Affaire d'État,

Etat : coup d'Etat.

♦ Voir t I, p. 5o9, Coup d'État,

Etendre à . . . , étendre sur.

655 On n'a nul droit à murmurer Des grâces que leur main ne veut plus nom étendre.

Psyché, II, 1.

t On ne peut guère voir ici qu'une négligence de style.

aai Mais par quelques exploits si Ton ne i éternise, . . ^

Princ, d'EL, I, a.

Etat : faire état de ... , faire cas de ... , tenir compte de. . .

1199 Va, va, je fais état de lui comme de toi. - Dép. am. , IV, a.

Faites état de moi, Monsieur, comme du plus chaud de vos amis.

Impr. de Vers. , se. L

i4o3 Quel grand état je fais de ses nobles avis. - Fem. sav., IV, i.

Je fais êitat, Alcippe, de voslre vertu. - DTRFi, L'Aitrée, 161/i ; I, p. 3&'.

Semire se promit de ne faire jamais eftat d^nn esprit si volage.

lo., ibid.; I, p. 1&8*.

Tout ce <jui est bien dit. . ., iefaU état qu^il est mien. - Maui., Trad, de Sén.

Il escrira que les grands esprits de l'Europe ont^àtt grand eetat de luy.

Le P. Garassi, Reeh. det Rech. de M' Est, Patqmer, 1699, p. 966.

M* Pasquier. . . fait ettat juré de mespriser ce que tout le monde estime.

Id., ibid,, p. 369; - Cf. p. 35o et 70Â.

Nous avons le testament de S. Grégoire de Nazianxe duquel nous fateant plus d^état que de la meilleure de ses oraisons.

Id., Doctr, cur., 163a, p. 910; - Cf. Id., ibid., p. 309, 997, 937-988.

On me rapporta Vétat qu*i\ faisait de moy.

Ghapblaih, Trad, de Guzm, d^Alfar,, i63o; II, p. 9s; - Cf. Id., ibid,; III, p. 187, 938, 968.

Elle nefntoU non plus eetat de luy que des neiges de Tannée passée.

SoRBL, Berg, extrav., 1697; 1> P* ^^^'

De mes anciens camarades, il n^y en avoit plus que deux ou trois de qui jejCiM état, - Id., Francien, 16A1 ; liv. VI, p. 3A8.

EUefaieoit un peu eetat de Geliaste. - Id., Polyandre, 16A8; I,p. 877.

Quoyl c^est icy le lieu qu'on appelle Paris,

Dont on fait tant d'eetati - D'Odvilli, Eepr, follet, II, 3.

906 M93S feriez-voui état d'voï amant infidèle? - Corn., La Suivante, I, 5.

Ahl lliomme d'importance I On en doit faire état.

Th. Corn., Geôl, de toi-même, I, 5.

C^est de ce don aussi qu'il fait le plus d^état,

Id., Feint AttroL, 1,7;- Cf. lo., D, Bertr. de Cig,, I, 1 ; IV, 1 ; V, s; - Amour à la mode, IV, k,

La Princesse qui avoit reconnu sa discrétion, son esprit. . ., crut qu'elle en de voit faire ettat,

Sbgrais, Nouv, franc,, i656; 3* Nouv,, p. 98; - Cf. Id., ibid,, ibid», p. 978.

Il prit congé de bonne grâce , et avec des protestations de service dont on ne fi pas grand estât, - Furetièrb, Rom, bourg,, p. 193.

J'ai du vin d'Alican dont on fait grand état, - Quinavlt, Les Rivales, I^^ 3.

11 (Alexandre) nefaisoit guèrcs plus à^êtat de la puissance de son père, ni de la sagesse de ses conseils.

La Font., VIII, p. 817 : Compar, d'Ateœ., de César H de Af. le Prince»

On lui fait son procès, et son lAche attentat Vous fait foir que de lui \ousfaitê$ trop d*^^

MoRTFLBURT, Fim, jugi H part. , V, i.

n (Osiandre) témoignoit ouvertement yôtr» peu d'état de la Confession d^Ausbourg. - Bossun, Hist. dee Var., a in-/i% 1688; I, p. A81.

Calvin. . . déclare. . . qu'il ne veut point se servir de raisons naturelles, ni philosophiques, et qu'il vl en fait nid état, - Id., ibid,, II, p. 35.

C'est donc ainâ, coquine, que tu /aie état de mes remontrances?

Rkohàrd, La Coquette, II, 3; - Cf. Id., ibid., II, 8.

^ Faire état de avait d'abord signifié /aw*e le projet de,. ,, former le deeeein de.*.

Comment feroyent conscience ces beaux emprunteurs de renverser l'usage des mots estrangers, quand ils aiment mieux renverser l'usage de leurs propres, que de faillir à user de quelque terme nouveau? Je m'en rapporte à office et à eetat entr'autres, qui sont mots que l'ancien firançois a pris du latm, mais non en une certaine signification qu'on leur donne aujourd'huy, comme quand on dit : ^e foie état de partir demain; vous avez fait un bon ofiBce.

H. EsTUHHi, Qn^omM, . ., édit. L. Feugère, p. 96.

Cest dans un sens analogue que Molière a dit :

1011 Si c'est votre dessein d'approuver Talliance, Votre main peut aussi m'en signer l'assurance; Sinon y faites état de m'arracher le jour. - Éc, des Mar.y III, 7.

L'un estoit galant homme. . ., à qui elle /oisott eetat de se donner.

Chapelain, Trad. de Guzm. d'Alfar., i63o; III, p. 9&i; - Cf. Id., i6t(l., m, p. 109.

Etat : affaire d'Etat.

* Voir t. I, p. 66, Affaire d'État.

Etat : coup d'Etat.

4t Voir t I, p. 5o9, Coup d^État.

Etendre à . . . , étendre sur.

655 On n'a nul droit à murmurer Des grâces que leur main ne veut plus nous étendre.

Psyché, II, i.

t On ne peut guère voir ici qu'une négligence de style.

Éterniser.

921 Mais par quelques exploits si Ton ne s éternise, , ,

Princ, d'EL, I, a.

Tu ne veux jamais biaiser Pour un procez étermter,

ScABRON, CEttor.^ Paris, David, 1700, I, 109.

Ces deux Messieurs de qui je parie . . .

Se vantent partout hautement. . .

D^étemUer si bien Taffaire. . . - Id., ibid,, I, p. 166.

id3 Quoy qu^ii en soit, i*astrologie N^ayant pas assez d^énergie Pour étêmiur notre sort.

Le susdit sieur Morin est mort. - Lorbt, Muze hUtar,, 11 nov. 1606.

3o (Belione) se flaltoit à^étemiter les guerres. - Rac, lY, 86 : Pûéi. div.

Ne pouvant étenâter leur vie, U n*y avoit rien qu^ils ne fissent pour élêrm$er leur réputation. - La Rochif., I, 91a.

* Étemtfer, qui ne figure pas dans les dictionnaires de Palsgrave (i53i) on de Rob. Estienne (i539 et iSAg), figure dans le Nicot de 1673, etc.

Etoffe, matière.

Nous taillons, comme il nous plalt, sur ï étoffe où nous travaillons.

Méd. malgré hd, III, 1.

55 Et tout esprit n'est pas composé d'une étoffe

Qui se trouve taillée à faire un philosophe. — Fem. $av. , I, 1 .

L^estre joyeux et rieur est fort bon pour un plaisant et pour une personne de telle eitoffe, - D'Urfé, L'Atlrée, 161/i; I, p. a38\

Je me ressouviens d^une invention de pareille eitoffe.

Le P. Garasse, Rech. dei Rech, de hP Eit Patquier, iGaa, p. 367.

Dieu soit beny, que nous ayons descouvert de quelle eitoffe est basty Maistre Pasquier, car, à son dire, il faut qu'il soit composé d'ambre, puisqu'il lève la paille. - Id. , ibid. , p. 968.

Tout cela n'est rien en parangon (en comparaison) de Maistre Pasquier, qui se vante d'estre d'une eitoffe plus excellente que ces Messieurs qui sont bastis de fer et de vapeur. - Id., ibid,, p. 968; - Cf. Id., ibid., p. i65.

Le brave orateur Mamertin, louant publiquement Julian, l'Empereur apostat, quoy qu'il fust mal-heureux en son eitoffe, rencontra fort heureusement en la forme.

Id., Doctr. cur., i6a/i, p. Aaa; - Cf. Id., ibid., p. 70.

Elle luy présenta une petite image de paste musquée, avec un chapellet de pareille eitoffe, merveilleusement ouvré.

Chapelain, Trad. de Guzm. d'Alfar., i63o; III, p. 973.

Je songe qu'il y a une maison destinée pour ceux de nostre étoffe.

Comte DE Cramail, Coméd. de la Coméd., III, 1.

Les saltimbanques d'Italie, les faiseurs de saults périlleux, les Zanis, les Pantalons, et autres gens de celte étoffe, sont des acteurs proportionnez à la capacitcdu peuple.

La Mesnardiâre , Poétique, in-/i% i64o : Diic. prélim. , signât. R, î, ij.

Un certain Comte de légère étoffe envoya un gentilhomme de sa part chés une Comtesse de haute extraction.

D'OuYiLLB, Contet, i6â&, édit. Jouaust, i883; II, p. 3i3.

S'il nous donnoit à composer en prose, nous nous aidions tout de mesme de quelques livres de pareille estoffe, dont nous tirions toutes sortes de pièces pour en Udre une capilotade à la pedantesque. - Sobel, Francion, liv. IV.

Les paysans, et autres personnes de hasse ettoffe. . . - Id., Polyandre, I, p. 678.

J'ay este. . . assez longtemps en suspens si je devois. . . offrir à V. A. une chose de si hasse ntoffe que cette mienne traduction.

Nàth. Duez, Dédie, du Janua linguar., eliév. i6Aâ.

Dis-en la vérité. — Respecte un philosophe. — Pourquoi le respecter, s'il est ae ton étoffe?

Gilet de la Tessornerie, Dêêmaité, IV, 5.

Ahl ma chère, à craoy avez-vous passé le jour? Ahl ma chère, Bastonneau tout pur. C^est un terme de Précieuse, pour dire acheter des étoffa.

ScARRoif, Dem. Œuvr,, 1700; I, p. 5â.

lâg Tous les mots en étoient.chàrmans.

Et, certes, jamais complimens De si helle et si rare étoffe ' N*avoient loué de philosophe. - Loibt, Muze hittor,, 9 3 novembre i65a.

107 Mais ce que, dans le temps prézent, J*ay trouvé tout à fait plauant, C'est qu'on m'a dit qu un philozofe (Ou soy-disant de cette étofe) Qui se pique d'être latin, Et d'avoir lu Cardan et Lipse , Y vend de l'onguent pour l'édipse. - Id., ibid., 8 août i66â.

Assez d'autres docteurs, d'une étoffe assez mince. Se seroient contentés du rapport de leurs yeux.'

' B00B8AULT, Méêecin v&bnt, se. 9.

Mais, dis-je donc, Alcithoé, Nonobstant ce pauvre échoué Et sa funeste catastrophe , Ayant l'humeur de mesme «(0^, Ou pour trancher de l'esprit fort.

Dit : nargue du Dieu , tout d'ahord.

RiCHBB, Ovide bouffon, 166a, p. 38o.

Autour du château (de Richelieu) sont force bustes et force statues, la plupart antiques, comme vous pourriez dire des Jupiters et des Apollons, des Bacchus, des Mercures, et autres gens de pareille étoffe,

La Font., IX, p. 969 : Lettre à eafimme. Un sot n'a pas assez d^ étoffe pour être bon. - La Rochif., I, 178.

La méchante besogne, dit Molière, ne retombe jamais sur le dos des médecins; ils taillent comme il leur plaist sur ï étoffe où ils travaillent

Bezauçon , Médec. à la ceneure, 1677, P* ^^^*

D y a des gens d'une certaine étoffe ou d'un certain caractère avec qui il ne faut jamais se commettre. - La Brut., I, 9 a 6.

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