‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 256 sur 596 · S ÊTRE POUR · texte numérisé non relu

S ÊTRE POUR

85 1 Éiiante là-bas est à l'entre tenir. ~ Misanth.^ III, 3.

En ces temps-là, ces hraves que je choque Etomi un siède à prendre une bicoque.

SAiRT-ÀMAifT, Œtior., bibL elzév., I, p. 358.

n/ttt deux ou trois jours à s^examiner luy-mesme et à voir quel parti il prendroiL M"* DB SccDi^RT, MathUde, 1667, p. 1&9; - Cf. lo., ibid., p. àhx.

On fiU tout le jour à monter et à descendre. - D^âblahcouiit, cité par Richdet

Wle revint longtemps après :

rétaiê à chanter sous la treille. - BiRiiiou.

3** Etre pour . . . , avec un infinitif, être fait pour, propre ou disposé à. . •

&o5 Pour moi, sans contredit, je suis pour le dernier. - Fàch.y II, A.

1790 Je ne suis pas ;iour être en ces lieux importun. - Tari., V, &.

1917 Celui-ci nVtoà pas ;iour le pouvoir surprendre. - Ihid., V, 7.

60 Morbleu! vous xiêtes pas pwr être de mes gens! — MUanth., I, i .

969 Je crois qu'un ami chaud, et de ma qualité,

Kest pas assurément ;iour être rejeté. - Ibid,, I, 2.

673 Le sentiment d'autrui n'est jamais pour lui plaire. - Ihid., Il, &.

Lui auroit-K)n appris qui je suis? et serois-tu pour me trahir?

UAv., II, 2.

Cela n'est ^sls pour durer. - Ibid., III, 4.

19 De tels attachements, 6 Ciel, sont pour vous plaire?

Fem. sav.y I, 1 ; - Cf. IV, 3, vers 1327 ; IV, 3, vers 1282, etc.

Je sçavois bien qu^elle n^éloit par pour s'en offenser. - Sorbl, Frcmeion, p. 3i 1.

937 Mais, Monsieur, ce teroit pour me bien divertir

Si, comme vous, Lucrèce excelloit à mentir. - Gobn., Le Ment,, III, h.

Cet homme qui avoit fait tant de séditions et de meurtres . . . n'ettoit pas pour estre touché des larmes de sa fille.

Sborais, Nouv, franc,, i656; 5* Nouv,, p. aaa ; ~ Cf. Id., ibid,, ibid,, p. 80.

6i3 Monsieur, je ne «utt pas pour vous désavouer. - Ric, Plaid,, II, â.

* ft Etire avec pour, — Par exemple, trlls ettoient pour avoir encore pis», dit un de nos plus fameux Êscri vains, c'est à dire trils couroient fortune d'avoir encore pis». Il est certain que cette façon de parler est très-Françoise, mais basse. On s'en sert encore dans un autre sens, qui n'est pas si usité, ny si bon, comme «rje tuit pour soustenir cette proposition», ainsi que l'a escrit un de nos Autheurs modernes, c'est à dire «r J'ose soustenirn on (rroscray soustenir cette proposition j). - Vaugblas, édit. Ghassang, II, p. 917.

Thomas Corneille reprend : «Des constractions pareilles à «ils eiiotent pour avoir encore vpÎBii ne sont plus receues. G^est M. de La Mothe Le Vayer qui a dit : «Je muU pour sous- «tenir cette proposition», qui est une phrase que M. Chapelain trouve fort mauvaise.»

Yaugelàs, édit. Chassang, II, p. 97.

Après Th. Corneille, TAcadémie firançaise : fxEttre pour faire une chose, e$trepour soutenir une proposition, sont des façons de parler oui ne sont plus en usage. La Langue veol aujourd'hui des termes plus simples et plus aisez.» - Ibid,, ibid,

4** Être, alier.

Il faut que je vous die un impromptu que je fis hier chez une Duchesse de mes amies que je/t« visiter. - Préc. rûf., se. 9.

1019 Et, le souper fini, nous nous fûmes coucher. - Anqfh.f II, 3.

Comme je le fus voir, et que j^entends parfaitement sa langue, il s'entretint avec moi. - Bourg, gent. , IV, 3.

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