FASTE
Faste, (t Vaine ostentation, affectation de paroistre avec éclat. u - Diction. Acad.y i" et 2* édit.
388 Ce ne sont point du tout fanfarons de vertu; On ne voit point en eux ce faste insupportable, Et leur dévotion est humaine, est traitable. - Tort. y I, 5.
Ainsi les plus savants, ainsi les plus parfaits
Doivent être toujours modestes et discrets ,
Et ne pas obscurcir Téclat de leur science
Par lefoête insolent d^une vaine arrogance. - Th. Goba., FekU Àêlrol,, IV, 8.
Certain visage atrabilaire . . . ,
Plus remply de f tut que d^honneur. . .,
Luy procura tant de disgrâce
Qu^il fut prest de perdre sa place.
Le P. Garrbau, La Stimmimaehie , i656, p. 8.
11 est vray, ce cousin, respect la parenté. Est un jeune étourdy, boufily de vanité, Qui caoïe dans le fa»te et sous Ténorme enflure D'une grosse perruque et d'une garniture Le plus badin marquis qui vit jamais le jour.
QuiiTAULT, Mère eoquêUê, I, a; - Cf. Ib., îW.
Diane , qui fait tant de fute
D*étre stérile ou d'être chaste,
Ne mépriseroit pas tes traits. - Richbb, Ovide bouffon, i66s, p. 669.
laS Tombe de ses grands mots leftute pédantesque. - Despb., ArtpoéL, I.
Toujours un peu de fatte entre parmi les pleurs.
La Font., VI, p. 71 : Conte$, V, 6.
Je sais premièrement
Que vous aimez le faite, et que, pour vous voir leste. L'habit le plus coquet vous semble trop modeste.
MoNTPLBURY, Dupe de ioi-méme, I, 3.
11 (Calvin) a tant loué la saincte jactance et la magnanimité de Luther, quil Cbtoit malaisé qu'il ne l'imitast, encore que, pour éviter le ridicule 011 tombe Luther, il se piquast d'estre modeste, comme un homme qui vouioit pouvoir se vanter d'estre sans faste, et de ne craindre rien tant que l'ostentation.
BossuET, HUt, dei Var., 9 in-6% 1688; II, p. So.
t Dans son Lexique de la langue de Corneille, M. Marty-Lavcaux donne quelques lignes intéressantes pour l'histoire de ce mot. Après avoir cité quatre vers de Corneille, où le mol est écrit sans e fmal,/a«( :
Que n'en a jamais eu \efast de nos théâtres,
M. Marty-Laveaux ajoute : tr Cette forme n'était déjà plus guère en usage lorsque Corneille l'employait. Le mot s'introduisit assez tard dans nos dictionnaires. Le Thretor de$ deux langueê Jrançoite et cspagnolle par César Oudin, publié en 1607, est le premier ouvrage de ce genre où je l'aie rencontré; il y est écrit /««f. Mais dans le Cotgrave de 1611 et dans tous les dictionnaires postérieurs que j'ai pu consulter, il y 9. faite. On lit dans la i'* édition des Cahien de remarquée iur l'orth. franc, pour eetre examinez par chacun de