FAT 3A
MêÊêiêtirM de VÀcad,, imprimés vers 167a et publiés de nouveau par moi en i863 : trOn a fradjouté un e à ces mots in$uU, foMi (orgueil), régal; et on escrit maintenant : in$ulte, vfute, régale, ft — Nous avons conservé induit.
Le Diction, Jrane.-eip. de Jean Pallet (i6o4), antérieur au Thresor cité par M. Marty- Laveaux, le Thretor die trois languee de Hierosme Victor (1616 et 1637), le Diction, de Monet en i636, postérieurs cependant au Gotgrave de 1611, ont conservé la forme yâ«(. Plusieurs glossaires de la même époqu^ n*ont admis le mot ni sous une forme ni sous une autre.
Le sens s*est modifié depuis la définition qu*en donnait TAcadémie dans ses premières éditions, et qui correspond à la définition du mot latin yôjftif dans le TheBaurue de Henri Edtienne; il comporte plutôt maintenant Tidée de pompe, de magnificence, de splendeur.
Fat, $ot, niais, fou; et non^ comme maintenant ^ sot vaniteux trop confiant dans un mérite qu'il n'a pas; souvent y injure vague sans signification déterminée , comme traître.
55 Mais suis-je pas bien fat de vouloir raisonner? - Sgan., se. 1 .
i3& Oufl tu m'étrangles, /af; laisse-le comme il est. — Fâch., I, 1.
1070 Pourquoi hausser le dos? Est-ce qu'on parle en fat, Et que Ton ne sait pas les formes d'un contrat?
Éc, des Fem., IV, 2.
9o3 II n'est pas jusqu'au yât qui lui sert de garçon.
Qui ne se mêle aussi de nous faire leçon. — Tart., I, 9.
83 1 II faut que de ce fat j'arrête les complots. - Ibid., III, 1.
&8 Et traitent du même air l'honnête homme et le fat,
. . Mtsanth., I, 1.
1 i3 La peste soit du fat! Laissons-le là, Nicandre. - Mélic,, I, 3.
Valbrb à maître Jacques : Savez-vous, Monsieur le fat, que je suis homme à vous rosser vous-même? - UAv., III, 2.
t3o/i Le savoir dans un^ô^ devient impertinent. - Fem, sav,, IV, 3.
1576 Suis-je un^îï^ s'il vous plalt? - Ibid., V, 2.
* Pourquoy est-ce qu'on dit maintenant en commun proverbe : «le monde n^est plus faiîn Fat est un vocable de Languegoth, et signifie : non salé, sans sel, insipide, fade; par métaphore signifie : fol, niais, depourveu de sens, esventédu cerveau, n - Rabelais, Pantagr, , Prol. du liv. III.
N'est-ce pas estre fat en digestes, de coucher (d'écrire) de telles badineries?
Le P. Gabasse, Rech, des Rech, de ht Est, Pasquier, 169a, p. 916; - Cf. Docir, cur,', 16a A, p. Û7, 3 16.
Le/K en digestes c'est le doublerai, comme le sot en paragraphe est le double sot; ces eiq>res8ions viennent de ce que, dans les citations de livres de droit, le double rr signifiait digestes, et le double ss, ainsi écrit S, paragraphe.