‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 305 sur 596 · FAT · texte numérisé non relu

FAT

Va, nous te le donnonB, et cent escus de rente.

— Et les frais de la noce? — Ouy. — Le mot nW pasyôl.

GiLBT DE LA Tessoihtebii, DemUM, y, 8.

Qu^vai foi apprenne â bien écrire Et que ce fat sçache un peu lire , Pour peu que le bonheur iuy rit Vous voyez ce fat en crédit, Qui passe pour grand personnage Et n*est qvivaifat, pour tout potage.

ScABBoif , ÉpUrê chagrine à M. Balmu,

Donc si mes soudrilles volent. . .,

n ne faut en accuser

Ny mon bras, ny mon espëe,

Mais ce yieun fat de Pompée. - BaéBBnr, Lueam trav,, i656, p. 9g.

Vous êtes un grand /af; vous venez de prêter

Des verges à Lidame afin de vous fouetter. - Quinault, Amant indûcrH, IV, h.

Et notre maître ès-arts, qui n^étoit pas un fat,

La Fort., III, p. i3i : Fal^., XI, 5.

Je sors de chez un/<U, qui, pour m^assassiner. . . - Dbspb., SaL

5o Un^ quelquefois ouvre un avis important. - Id., Artpoét,, IV.

Élomibe (Molière). Dix pièces, ouy, morbleu, dix pièces, tout autant,

Ont depuis ce tcmps-Ià (depuis Sgatiarelle) sorty de ma cervelle :

Mais dix pièces, morbleu, de plus belle en plus belle;

De sorte qu*à présent, si je n^en suis Tautheur,

Quelque pièce quW joue, on en a md au cœur.

Et, fut-elle jouée à THostel de Boui^ngne,

L^Autheur n^en est qu*un/a^ et Tacteur un yvrongne.

Le Boulahoeb de Ghalussat, Élomirê (Molière) hypocondrêf 1670; au 4* acte. Divorce cùtn,, se. a.

Voir ci-dessus, p. i36, au mot drôle, une citation de la même scène.

Illustre Balafré, dit tout bas Élomire,

L^occasion est chauve, et qui ne la prend pas.

Alors qu^il la rencontre, est mis au rang des /at«. - Id., ibid*, V, 3.

Ce n*est pas le tout d*avoir le nom (de Monsieur de TArc-en-Ciel); quelque /al se aeroit contenté de cela ; mais j^y ay aussi adjoûté les armes convenables.

Àraspe et Simandre, 1679; II, p. i3g.

Je vous promets , Monsieur, de conduire si bien L*intrigue , que jamais ce fat n'en saura rien. ^

MoNTFLEUBT, Ec. deê Jaloux, 1 , 8.

Un festin? Pourquoi faire?

Ceux qui le mangeroient me prcndroicnt pour un fat,

Id., Fem.juge et partie, III, 9.

Il ne passera jamais dans mon esprit que pour un homme qui se laisse mener par le nez, comme un fat, - Hauteboghe, CrUp, méd., III, 3.

Boni a-t-on de Tesprit h Paris? Si-tôt qu'il y a un /a< dans un pays, on Tv envoyé; c'est le rendez-vous de tous les sots de France.

Rbgnabd, La Coquette, II, 3.

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