‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 341 sur 596 · FILET — FILLE · texte numérisé non relu

FILET — FILLE

t «rOn dit jî^ dotuc, pour dire se modérer, se retenir, se comporter avec douceur, avec modestie : Quand un maistre est en colère, les domestiques font sagement défier doux. Cet homme faisoit le fanfaron, mais il est obligé défiler doux.n - Agad. fhanç., Diction,, i" édit, 169/i.

Voir 1. 1, p. /i^, Adjectifé employés comme adverbes.

Filet, fil.

Il semble, à vous entendre, que Monsieur Purgon tienne dans ses mains lefïet de vos jours. - Mal, imag,^ III, 6.

Il semble que Tautre ait esguisé le fer dont il a voulu trancher le filet du peu d^amitié que je luy portois.

D'Ubp*, UAstrée, i6i4; I, p. 27/1^ et 376'; - Cf. Id., ibid.; 1, p. ao8'\

909 Dende aux ans de leur Dauphin, A longs jîfeff dW et de soie.

Un bonheur qui n^ait point de fin. - Malh., I, p. 83.

Il faudra mourir dans les fers. . .

Où les yeux d'une ingrate ont mon Ame asservie;

Je n*en puis échapper :

On ne peut les couper Qu'on ne coupe avec eux \e filet de ma vie. - Racah, Bergeries, II, 1.

C'est la raison que je bénisse Le sort qui , devant que finisse De mes jours le vawydôX filet.

M'érige en vostre humble valet.

ScABRON, Œuvr,, Paris, M. David, 1700; I, p. .366.

90 II (Servien) avoit éclat et richesse; Mais cela n'a pas empesché Que la Parque, enfin, n'ait tranché. . . he filet de sa Destinée. - Loskt, Muze histor., 99 février 1669.

àSon âme ne teuoit plus qu'à un fileL

Rac, VI, â63 : Leur, à M, Vitart, 16 mai 1669.

^ Malherbe, qui emploie cette expression, l'avait blâmée chez Desportes: fx Filet pour fil est mal. Quelques dialectes en usent, mais non les bons François.» - Voir Baumot, Doctr. de Malh,, p. 3o9.

Fille, iwm donné aux servantes ^ comme garçon aux serviteurs.

FiUes, approchez;. . . ôtez-moi mes coëiTes. — Escarb., se. 2. FlUes! laquais, laquais ! //fe« / quelqu'un. — Ibid. y ibid.

Quand il y a une servante dans une hôtellerie, on ne doit se servir que d'elle; et d'ailleurs Claudine est très habile. . . — Je conviens, Monsieur, qu'elle sait parfailomout son métier de fille, - Rbg5A]id, Filles err,, II, 9.

Allons, ^//e, le fruit! - Id., Crit, de VHom, à b,f}rt,, se. 6.

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