GÊNER
En cet eut, j^ai Tâme n génie
Qu^au tounnent que je soufire il n est riea de pareil. - Malh. , I , p. 1 39.
De s^aller rompre la teste pour sçavoir et esplucher par le menu de petits fatras et comme la petite oye de la religion, c^est cela qu*iis appellent perdre le temps et gêner son esprit - Lb P. Giaissi, Doctr, cur,, 169&, p. s&3.
Quel besoin de gehenner son stile , pour suivre le train des demoiselles à bouche sucrée? - M"* db Gouinat, L*Ombn, 1697, p. 919.
a 1 3 Sortez de vos cachots avec les mêmes flammes
Et les mêmes tourments dont vous génêz les âmes. - Coin., Médde, 1, A.
36 II lui disoit : je sais la peine
Qui te tourmente et qui ie gène, - La Four., IV, p. 38 1 : Contée, II, 19.
1699 II voit ce que je souffre, et souffre comme moi;
Tout ce que j*endure la gène, - Is. , P^ehé, V, 1 .
Et n^ailez point, gênant Tune de vos deux filles, Lui donner pour bourreaux' des verroux et des grilles.
MoifTTLBDBT, Duve de toi-même, I, i.
Si le Magistrat Réformé employé Tépée qu^il a en main pour gêner les consciences , ou il le fera à Taveugle,. . . ou il examinera par luy-mesme le fond des doctrines qu^il entreprendra d abolir. . .
RossuET, Avert, aux Protett,, in-&% 1689-1691 ; VP, S 96, p. 768.
Gêner, empêcher, contrarier, embarrasser, importuner.
708 Ahl quils souffrent du moins mes plaintes légitimes : Ce m'est assez d'effort que de leur obéir; Ce doit leur être assez que mon cœur t'abandonne Au barbare respect qu'il faut qu'on ait pour eux, Sans prétendre gêner la douleur que me donne L'épouvantable arrêt d'un sort si rigoureux. - Ptyché, II, 1.
i3 Britannicus le gêne, Albine, et chaque jour
Je sens que je deviens importune à mon tour. - Rac, Bril,, 1,1.
569 N*allons point les gêner d^un soin embarrassant. - Id., Âth,, H, 5.
Et nos jours sont soumis à d*étran(^ ennuis Quand notre liberté doit en être le prix. Laissei-la, laissez-la, ma sceur, sans qu*on la gêne, S*abandonner au choix où son penchant rentraine.
MoNTPLBUBT, Dupe de eoi-même, I, 1.
3tc Ce sens adouci de gêner ne parait dans nos écrivains et ne se trouve dans nos dictionnaires que fort tard; dans tous les lexiques antérieurs à ceux du P. Pomey (1676) et du P. Gandin (1677), même dans ceux de 16611 (Oudin) et 1660 (Oudin, Duez), on ne lui donne que le sens de mettre à la torture. > •
Dès 1690, cependant, et en i636, on entrevoit dans le P. Monet radoucissement du sens primitif, une sorte de transition :
1690. ftGeiner, bailler la torture. . . — Geiner, hors de torture judiciaire, serrer de près et travailler, premo, opprime : tu me geinet par tes importunes requestes ; geiner, traiter atrocement, n
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1677. Le P. Gaodm tnnebe la qfrtÎMi ei eoiHicre le b 0âiie. Mmt ^■ri^'on. da» le te» fgvé, loy finre Met b fiberlé de fnre on de dire ce qa? leul. b tenir dnt aoe trap
Eo 1680, KclMletn*adiiiel|ilaib sens propre «doooerbtartare»; il
i^dflooeà namiind;»
GéÊÊê, te mot njinifie ffrlarv, qaertioa qa
mot de fÔM eft vieiu. . . Mmt, bl^iier, doaoer de b pcioe, vîolenlcr.
i683. Vûbé Danel est plus net encore : il cooKnre bien aa «iWitif primitif; mais 00 Kt ensuite : wCtamtr, eontraindre. Mon habit me gmme on je ans gtmi et coulfaint dans mon luJât;. . . tt prùcnce me gmm brt; b atëiililé dn nogel gam mon cjpi'ila «an
Enfin, en 169^ , rAcadémie fiie définitivement bt diven lens : wCtnmwr, tenir en eoo- Indnte, mettre qneUja^nn dans on état wiobnt, en ToUifeant de bire ce qn^ ne veil pas, on en Tempeschant de fnre ee qa^ vent. • . Gnmtr ae dit anm de certaines cImmk
otti eoiitrai(pienl, qui incommodent b corpt, qni estent b lîbeiié des monvemena. . . Oa dit qo*im architecte, qa*im ingémcnr est ^em/par b terrain, par b âtnalion de b pbce, quand il n*a pas b liberté d*eiécuter ce qnll voudrait. On dit de mesme qu*an orateur a esté ^OMs' par le peu de temps qu^on luy avrât dooné pour parier.»
Gens, peraoune, nuiwtt/m etféminm.
88 i Ma langue est impuissante, et je Youdrois aYoir
Celles de tout le$ gmt du plus exquis saYoir. ~ UÉi., II, 1 1.
La délicatesse est trop grande, de ne pouToir souflErir que des gtm triée. - Crit. de tÉc. des Fem.j se. t.
Je crois que je deviendrai fou avec toûi ce$ gen»^.
Impr. de Vers., se. t.
Pourquoi aller offenser toutes ces personnes-li, et particulièremeol les cocus, qui sont les meilleurs gens du monde. — /&û(., se. 5.
N, B, La première édition^porte bien meiUewrê au masculin, ainsi que ctUes de i68i« 1697 et 1710 {Coll dêt Gr, Ecriv.),
i 6 i 5 Et qu'avecque le cœur d'un perfide vaurien
Vous confondiez les cœurs de tous les gens de bien. — Tort,, V, i.
1778 Pour tous les gens de bien j'ai de grandes tendresses. — Ibid. , V, &.
663 Et qu'en n'approuvant rien des ouvrages du temps.
Il se met au-dessus de tous les autres gens. — Afîwml&., Il, 5.
i 98 Combien de gens font-tb des récits de bataille Dont ils se sont tenus loin. — Amph.y I, t.
Vous êtes, par ma foi} de malheureuses gens l'un et l'autre.
3i Laissez aux gens grossiers , aux personnes vulgaires.
Les bas amusements de ces sortes d'affaires. - Fem. m»., 1, 1.