GENS
i3o7 Si pour moi l'ignorance a des charmes bien grands, Cest depuis qu'à mes yeux s'offrent certains savants. Ces certains savants-là peuvent, à les connottre, Valoir ceriamet gens que nous voyons parottre. — Oui, si Ton s'en rapporte à de certains savants; Mais on n'en convient pas chez de eertames gens.
Fem. sav.j IV, 3.
Hdlas I maman me disoit Inen
Qu*à getu d^eau, de bois et de corde,
N*y a point de miséricorde,
£t qu^ils sont pires que marrans.
RicHiB, (hndê bouffon, 1669, p. 364.
7 TeUêt gin» n^ont pas fait la moilié de leur course Qu^ils sont au bout de leurs écus.
La Fort., Ï, p. aaS-aaA : Fahi., III, 7.
3o Plus tdiê9 gens sont pUim, moins ik sont importum.
Id., m, p. 966 : FaU., XII, i3.
Je vous laisse deiriner futile» gm» c*étoient.
Id., IX, p. 953 : LèUr» à »a femme.
Nous sommes gen» à qui il ne faut pas grand^chose pour (aire bonne chère.
Rac, VI, p. 591 : Lettr.
* ffCe mot de gen» tout seul est un vieux mot que nous avons renouvelé : je me connois un peu en gen»; vous n*avei point de charité pour les gen»,it
BouHOUBs, Arùte et Eugèie, 9* édit., 1671, p. 191.
Nos graipmairiens se sont longuement occupés de l^emploi du mot gen», de son genre, etc. Malherbe, le premier, trouvant dans une Élégie de Desportes, vUm» me» geneiiy le corrige en n toute» me» genen, - Voir Bamtor, Doetr, de Malherbe, in-B*, p. 357.
Vaugelas } 9 Gen», Ce mot a plusieurs significations; tantost il signifie jferumne, tantost les domestiques, tantost les officiers du Prince en la Justice, et tantost des personnes qui sont de mespie suite et d*un mesme parti. 11 est tousjours masculin en toutes ces significations, excepté quand il veut dire penonne», car alors il est féminin si Tadjectif le précède, et masculin si Tadjectif le suit. Par exemple on dit : «rPay veu des gen» bienJaU», nbien reeolu» , . . j» Au contraire on dit : « Voyla de beUe» gen», ce sont de totte» gen». • . » n n'y a qu'une seule exception, en cet adiectif UnU, qui estant mis devant gène y est tousjours masculin, comme fttouê les gen» de bien, tou» les honnestes geneu^ lusques là qu'on ne dit point «rtoulet le» bonne» genei», ce mot tout ne se pouvant accommoder devant gen» avec les autres adjectifs féminins qu'il demande.)» - Vaooblas, édit. Ghassang, II, p. 191.
Dans les commentaires donnés par M. Ghassang à la suite de cet article, Patni se borne k faire remarquer que «Marot, en son Cantique à la Déesse Santé, fait gen» féminin, quoique l'adjectif suive» :
Les vieiUe» gen» tu rends/orfai et wee».
Th. Corneille complète la Remmfue de Vaugelas en empruntant une obsenratloo dn P. Bouhours, que nous donnons plus loin.
Quant à l'Académie française, elle se borne à dire, sans discussion, que «tout le monde a esté du sentiment de M. de Vaugelasn. - Vadgbus, édit. Ghassang, II, p. 191-199.
Le P. Bouhours, après avoir approuvé la Remarque de Vaugelas, ajoute : «Mais il y a
Gm , aree on mm de nombre indétenniiié-
kii Ei jt eommeiB àt$ gfmê iamê Pmns fim Jg
Qn, eemmt 3s fe fool mir, anal jvsqva a battre.
f3f9 Moi, je serott eooi? — Vous Toflà bien malade! MUkmaÊÊlt «ml biea, saas tous faire bravade, Qni de irâe, de cieiir, de biens el de maiso»* Ne ferôieBt'aTec tous nafle comparaison. ~ &. dm Femu, I\\ 8.
Jamais il ne parot si sol que panni one dm»-diBanBe Je gttu à qui elle aYoil (ail tèie ai lui. - ûrk. Je FÉc ia Fan., se. 9.
n y a li vmgt geme qni soni fort assurés de n entrer poinL
jswr. de r era • , sc« 3.
M*éUiit propofé. . . de mettre des compliments d*amoar soim entre deux gan qm o*en ont point do tout Ton pour Fantre. - Cou., Exmmtm et Lm Vt
i¥ Remploi d^nn nom de nombre, déterminé ou indéterminé, devant gtma a donné lieu à de grands dâiats entre le P. Boohoors et Ména|^, son implacable ennemi.
«J*t|oûte, dît Ménage, aoi RewuÊrqii£ê de M. de Vangelas que gem ne se dit point d*iin nombre préfis. On dit beaucoup de gem, beaucoup de jeunet gemt, mais ôo ne dit point if^r gent, dix jeunet gent, . . M. d*Ablancoart n*a pas su cette finesse de la langue. . ., ayant dît en son Marmol, t. II, p. 79 : crAli. . . prit son ami. . . et dix êuins jtmnet gem «de lenr faction.» - MIracb, Obterv., 1679, t. I, p. 54.
«M. Ménage, répond le P. Bouhours, condamne également dix gtnt et dix jeunet gem; mab, avec tout le respect que je luy dois, je doute que dix jeunet gent ttÀi mal dit. . . 11 est certain qu*on oit tous les jours «ce sont Irots konnettet gent 9 \ el les Censeurs à*Àritte et d'Eugène (outrage du P. Bouhours) ne se sont pas avisé de reprendre cet endroit : «. . . 11 y avoit en eux plus de bonnes qualités qu^il n*en (àUoit pour faire quetrt 9 konnettet gentn. Cela me fait croire que, quand on met un a^ectif ou qudque cbose devant gent, on peut y joindre un nombre déterminé : dix jeunet gent, quatre konnettet gent.n - BoDBOOBs, Rem, nouv,, 3* édit., 1683, p. 87-88; - Cf. Ta. Cota., ConmetL êur Vaugelat, dans le Yauoelas, édit. Chassang, II, p. 199.
Ménage ne se tient pas pour battu. Après avoir reproduit la Remarque dn P. Bouboon, il ajoute méchamment : (rLe P. Bouhours, pour la confirmation de sa Remarque, se cite lui mesme ensuite, ce que je remarque parce qu*il m^accuse sans cesse de Tanité pour