‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 423 sur 596 · GENS — GENTILHOMME · texte numérisé non relu

GENS — GENTILHOMME

m*élre dtë de la sorte.» Suit une discussion où Ménage, citant, avec une pleine mauvaise foi, un passage qui ne se trouve pas dans la i'* édition de la i" partie de ses ObêervatUm$ , prétend qu^il n^a pas formellement condamné les dix jwmêê gmu d*Ablancourt, mais émis un simple doute sur la légitimité de Texpression; il conclut en maintenant son doute et affirmant sa préférence pour dix jeûna hommn, parce que vdixjeunêê hommm est beaucoup meilleur, et que ce qui est meilleur est destructif de ce qui est simplement bon». - MiiiAGB, Obêerv,, a* partie, 1676, p. 963-96â.

L^Académie, dans la première édition de son Dictionnaire (169&), traite ainsi la double question du genre et du nombre :

«t Gem, personne. En cette signification, il n*a point de singulier. Il est masculin quand Tadjectif le suit et féminin quand il le précède : .Voilà des g$nt bien /us ; ce sont de jSnes genê. — On dit ant gem , mdU gtm , pour dire beaucoup de gtnê en nonJire indéterminé , et ne se dit jamais pour un nombre déterminé.»

Gens de service.

♦ Voir Service : gem de eerviee,

Gent, GENTE, gentille.

990 Que dit-elle de moi, cette genu assassine? - UÉt.y I, B.

Belle Dame du Danphiné, De corps gmU, d*e8prit raffiné, . • • Avei bien fait voir que Paris Ne tient pas tout en son pourpris.

ScABBOH, Œuvr,, Paris, David, 1700; I, p. i3S; - Cf. Id., ilnd., •I,p. «76-377; II, p. 270.

85 Ainsi la gmte pastourelle.

Avec sa pudeur natureUe , Mènera pattre ses moutons. - Lobit, Mute hiêtor,, i o may 1659.

La gente Nymphe Salmacis. . .

Faisoit son petit tripotage. - Richbb, (hnde bouffon, 1669, p. &3i.

1 99 ... Ces nonnains au corps gent et si beau.

La Fort., V, p. a38 : Contes, IV, a.

9& Le nôtre soit sans plus un jouvenceau,. . . Vous cajoloit la jeune bachelelte Aux blanches dents, aux pieds nus, au corps gent.

Id., VI, p. 7 : Contêe,Y, 1.

53 Près de la dame estoit une personne. . • Génie de corps : il ne lui manquoit rien.

Id., VI, p. 197-198 : Contêi, V, 8.

Gentilhomme.

Ag/i Et tel que Ton le voit, il est bien gentilhomme. - ToH., II, 9.

Parfois je manie le pinceau, contre la coutume de France, qui ne veut pas qu'un gendJhonvme sache rien faire. — SidL, se. 9.

fo«iil mm è0t v«w, b

«■ pov, ci fA raf«

ksK ot pea diwiliim- - Cmd-, MniL , T, 3.

1919 ^<Hn ie £t gtmiikmmmm et ment eooHBe te £bs,

H me»tqiMBdgieifit,et«elelîdJMiii ~ h., Oé^.

ÉUnt fciifiAiaMv de race.

Il aiioe les dneof et U ch— e,

ScÂBwn, firg. trmt.y Pvis, 1705; II, p. fti.

(H étott) regardé comme im porty araotageox de lootes les demotselics de sa prorinee, qui fe croyoient méruer quelque chose de pfa» qa^on gnàSUtûmm» i i»é9r#, - la,, Dtm. (Éuvr,, I, p. 1 63 : mf. de Mamiigmf, noutefle.

Il enloit ioas-fieuteiiaiit de la compagnie dltonunes d^armes du Doc, ckaige fort eimiideraMe en ce tempa-Ui; car nul n*entroil dans la gend*aniierie qui ne fait Geniil-'hmnrM, - Smius, Nowv, franc,, i656; h* Nowo,, p. h.

Il (M! laifloit scnilenient passer pour un GentU-homwu de fuaUiê, et il n^croît qae Iroîf personnes avec luy. - la., tbid»; 5* Nouv,, p. 6.

Encore qu*il y ait une grande différence entre les GemtUê-hcmmtêi et leur Sosverain pour le rang et pour la grandeur, il y a beaucoup plus de rapport neanlmoifis |>our les mœurs, pour Tesprit, pour la valeur. . ., qu*il n^y en a entre ks OeniUi'hommeM de qualité et les paysans, ou ces habitants des villes qui n*ont ri que d*impertincnt et de grossier dans leur façon de vivre. - Id., ikid,, p. pA-çS.

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