‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 559 sur 596 · JURER — JURISDICTION · texte numérisé non relu

JURER — JURISDICTION

En 1690, Furelière : (ti° petite jupe de dessous fort courte; a** se dit aussi d'une espèce de grand pourpoint ou de petit juste-au-corps qui a de longues basques et qui n'a point de busquière, qui ne serre point le corps et qui c^t une espèce de veste propre pour rétë.j)

En 169/1, TAcadémie n'applique plus ce mot au'à un vêtement de femme; mais jusque-là, et notamment au temps de Molière, il était aussi vêlement d'homme.

Jurer ; /onwttfes de serment : jurer le ciel, sa foi, etc.

Jurez-en votre foi. - Mar. forcé, se. i.

Je jure le Ciel que je le défendrai ici contre qui que ce soit.

D. Juan, m, h.

/161 Hé bien! puisqu'il le faut, je jure par les Dieux, Et si ce n'est assez, je jure par vos yeux. Qu'on me tuera plutôt que je vous abandonne. - Mélic., II, 3.

Ahl je jure le Ciel que cette trahison ne demeurera pas impunie.

Fourh. de Scap., II, 3.

Si fait, morbleu! je le sais bien; je le sais bien, morbleu! et. . . — Eh fi! Monsieur, que cela est vilain de jurer de la sorte! — Eh ventrebleu! s'il y a ici quelque chose de vilain, ce ne sont point mes jurements, ce sont vos actions, et il vaudroit mieux que \ou8 jurassiez, vous, la tête, la mort et la sang, que de faire ce que vous faites avec Monsieur le Vicomte. - Comtesse dEscarb., se. 8.

ïenjure vos douceurs qui sont tout mon soûlas. . . J^en jure ces désirs que vous me faites naître ; Bref, j'en jure par vous, sans qui je ne veux être.

. D'Uni, L'Aitrée, 161/1; II, p. ^96.

Je donne mon âme à TAmour, dit Lysis, qui vouloit jurer à la mode nouvelle.

SoBBL, Berg, exirav., 1637, p. a8o.

1 597 Je jure les rayons du jour qui nous éclaire. - Gobii., Ment., V, 3.

J*aurois su , pour vanter ma peine et mon ardeur,

Mentir en courtisan et jurer en joueur. - Mortplbubt, FUU capitaine, 111, 1.

Enfin , Monsieur, j*en ai juré;

Valère sera préféré. - Poisson, Le Zig-Zag, se. 6.

* Voir Jurons,

JCRISDIGTION, juridiction.

Voyez combien d'appels et de degrés àejurisdictioni

Fourh. de Scap., II, 5.

L^homme. . . sur qui la fortune aura le moins de jurisdiction,

Malh., 11, p. 671.

« Vnjulap, que le peuple prononçait ^ult»!, dit Puretière, était tout âmplemail n polioD, une tisuic agréable composée d'eau distillée, de sucre ou de sirop, et de Im3i ou racine* de certaines plantes. — Lejidep hépatijat est pour le foie; topon^fea m«* fir», il amène le eommeil.

Toute* le* grammaires, tous les traités anciens de prononciation disent que le p ne l prononce pas i la fin de* mats camp, galop, nn>p,julip, etc. En 1799, l'Académie (m çaJse, dans sa 5* édition, lit une eiceplion pourjiibp, et décida que le p se pnMioae

Jdpon.

1767 Vous pourriei bien ici sur voBtre noir jupon.

Monsieur l'huissier à verge, attirer le bâton. - Tort., V, h.

Et mus son j'uppm noir qui le décrediloit. Non sans élonnement, on a vil qu'il portoit Un riche reslement. . . - Scisioa, D. Japh. d'j^rmAuf, V, 3.

Dne estroite iartiere grise ,

Fûte d'un neui lambeau de frise.

Eu lodiaquant le gip<m,

Servoit d ewliarpe à mon (ripon.

S*iar-AauT, OEuvr., bibl. eltér-, I, p. ni : Lt hk» entti

Ony, je voudroî* eetre an Japon

Quand j'enlends tout ce lintamaire . . .

Mon hostc en remuque en jupon,

Et M femme en burfe en amarre.

Id., ibid., I, p. &IiB : Le» «obtêt tritlÊb.

* Darange cite une lettre du pape Alexandre IV (iiii' siècle], où se troure le m yupillum, répondant au picard l'upel ou jupon. M. Littré cite gippon etjupponauiii'siMi BU II*, cet exemple caractéristique d'EusUcbe Descbamps ;

Ly uns se vest court d'nn ruppon, Ly autres long jusqu'au laton.

Au x*i' siècle , Palsgrave ne donne pas le mot dans son Dicliaa, ; mais , dans Rok. b tienuG, en i&â(). et, en 1^73, dans NJcol, on trouve les indications «uÏTuites : t'jvf aliis tquanie, aliis roquel; 9° iifatmù ou ro^uel, theristrum, cliitoniscui ve( fhilf'nii'" Ronsard csrript loufueniV,' 3° roquet, voir rocket .- lincus amiclus.

En i6]&, le TréioT da trait iaagita fournit juppa .■ ilal. giiM>a, eamoea: tsf. rtfÊt.

En i6ao cl |G36, Monet : t' juppe : espèce de bocqueton ou saye ample, ■■'■]•' et valant, amptiat et tinuoêiim lagam; a° hoqatlOH, eaîon cour! 0! saiid iiiaDrlie, ntiia: hoqaeton d» guerre, mllilare sagum.

En i63a et i65o, Cotgrave donne j'iipim ou gippon.

En i65o, encore. Ménage: "Juppé, de l'allemuid ju^, (|ui si^iifîe un p paysan, dont les Italiens ont tait iuppone, duquel nous avons l'ail jappan.i

En 1671, Duei : l'jupoa, gpoiie di giutbonei a' Juppé d

En 1680, Richclel : •n'jupoti, pclîtejupcdc femme; 3' corps à l'espagnole, n

JURER — JURISDIGTION 621

En 1690, Furetière : «n* petite jupe de deiseous foK rourie; a* se dit aussi d'une espèce de grand pourpoint ou de petit juste-au-corps qui a de longues basques et qui n'a pomt de busquière, qui ne serre point le corps et qui et une espèce de veste propre pour Tété.»

En 169&, rAcadcniie u^applique plus ce mot qu'à un vêtement de femme; mais jusque-là, et notamment au temps de Molière, il était aussi vtHemont d'bomme.

iVKEÏi; formules de sermetU : jurer le ciel, sa foi, etc.

Jwrezr-en votre foi. - Mar.forcéy se. 1.

Je jure le Ciel que je le défendrai ici contre qui que ce soit.

D.JUOHy III, 6.

66 1 Hé bien! puisqu'il le faut, je jure par les Dieux, Et si ce n'est assez, je /tire par vos yeux. Qu'on me tuera plutôt que je vous abandonne. - Af(f/tc., Il, 3.

Ah! je jure le Ciel que cette trahison ne deniourora [ms impunio.

Fourb. de Scap., Il, 3.

Si fait, morbleu! je le sais bien; je le sais biiMi, morbleu! ol. . . — Eh fi! Monsieur, que cela est vilain de jurer do la sorlo! - Kh ventrebleu! s'il y a ici quelque chose do vilain, co no sont point mon jurements, ce sont vos actions, et il vaudroit mioux (|uo vouHjNrfiJiJtiV:, vous, la tête, la mort et la san(;, que do faire co ([ue vous faitOM avtH" Monsieur le Vicomte. - Comtesse dliscarh.y se, 8.

y en jure vos douceurs qui sont loiil mon soûlas. . . J'en jure ces désirs que vous nio failt^s ualtn* ; Bref, j'en jure par vous, sans qui je ne voiix Alro.

D'Uiirà, //.lil»^. i(hA;ILp. Mdft.

Je donne mon âme h l'Amour, dit Lysis, qui vouloit ^NfM* A la modo uou\ollo.

SoRiL, lierg» e^rtrav, , 10*7, p. s Ho. 1697 le jure les rayons du jour qui nous ëclain». - (îorn., A/smI., V, 3.

J'aurois su , pour vanter ma peine et mon ardeur,

Mentir en courtisan et jurer en joueur, - MonirLiURî, FiU$ capiimnê, 111, i.

Enfin, Monsieur, j'en ùjuré;

Valèrc sera préféré, - Poisson, Le Zig-Zag, se. 6,

♦ Voir Jwnm.

JOIllSDIGTION, juridiction.

et de dagréi i»jmêdietioHl

fourf. ifcScrtp., Il, 5.

ia jurkdklùm,

Malh., 11, p. A71.

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