LEGER (DE) — LÉNIFIER
LÉGER (De), légèrement, /orme iW. , di leggiero.
i536 Mon Dieu! l'on ne doit point croire trop de léger. - Tari, y IV, 6.
37 Moy-mesme, qui ne crois de léger aux merveilles. - RéGNiBB, Sett, Xlll.
Je vois les allarmes que Ton baille icy à ceux qui croyent de léger,
Màla., LeUr, à Pèireec, 90 février i6iâ.
Ne croyez point de léger, mon cousin.
Id., Lettr. à du BouUUn^Mdh, , 91 janvier 1698.
Ce pauvre idiot, croyant trop de léger, déchargea un grand coup de pierre sur le front de cet homme riche.
Le P. Gabassb, RecL des Reeh, de M' Est Paequier, 1699 , p. 179.
Il ne falloit pas croire de léger, - Sorel, Berg, extrav., 1697, p. 87.
Ma mère, qui n^avoit pas coutume de croire de léger, - Id., Frandon, I, p. 168.
Que tu crois de léger! que tu conseilles mal! - Ghbvbbau, Advocal dupé, l, 1.
Que l'on croit de léger! et qu*à ce que je voi. Il en est i Madrid de plus badauds que moi !
Th. Corn., Feint Aetrol, III, & ; - GLId., Galant dwdflé, III, 1.
Luy mesme il se veut outrager.
Pour avoir cru si de léger, - Richer, Offidê bouffon, 1669, p. 919.
1 Ah I Glymène, j^ai cru vos yeux trop de léger,
La Fort., VIE, p. 366 : EUg. IV.
* Léger, comme tous les mots terminés en er, se prononçait en poésie, légère, Richelel (1680) admet la locution, en récrivant suivant la prononciation : de légère, Furelière (1690) explique Tadv. légèrement par de léger, à la légère: ties gens simples croyent de léger; il a lasché celte parole fort à la légèren, — L'Académie (169/1) &<l°^6t encore les deux locutions : de léger, à la légère.
LiCER DE • . .
986 Ses miracles encore ont passé plus avant. Et de nos courtisans les plus légers d'étude^ Elle (la fresque) a pour quelque temps fixé l'inquiétude.
La Gloire du Val^-Grâce,
1/19 Légère de brochet, la troupe enfin se lève.
La Font., V, p. 353 : Contée, IV, U,
117 Plein de courroux, et vuide de pécune. Léger d'argent et chargé de rancune.
Il va trouver le manant qui rioit. - Id., V, p. 369 : Contée, IV, 5.
LÉNIFIER, adoucir.
Par la douceur exhilarante de Tharmonie, adoucissons, Uni/ions et accoisons Taigreur de ses esprits. - Pourc., I, 8.