LE DE
227 Certes, il me surprend, et j'ignore, entre nous,
Quel diabïe de mystère est caché là-dessous. — Dép. am., I, 3.
196 Et tu m'oses jouer de ces diables de tours? — Sgan.y se. 6.
175 Quel diabU de plaisir trouvent tous les chasseurs
De se voir exposés à mille et mille peurs? — Princ. d^El,, I, 2.
Monsieur, quel diable de style prenez-vous là? ~ Z). Juan, Y, li.
5q/i Laissons ce diable (f homme, et retournons au port.
Amph., I, 3.
Franchement, vous menez une diable de.yiel - Th. Gobn., D, Juan, V, 9.
U est vrai que ce diable de rival est ici. - La Rochbf., III, 198.
Bonjour. — Que fis-tu hyer? — Sombre et mélancolique. Pour me déchagriner je fus voir la Critique {de l'Éc, de» Fem,), Où je trouvay moyen de chasser mon ennuy. Ce diable de Molière entraisne tout chez luy. Tout y crevoit de peuple, et fort peu, je f assure. Se purent exempter des traits de sa censure. U critiqua tous ceux qui Tavoient critiqué , Et se moqua de qui de luy s'estoit moqué.
Ghbtalibb, Afnours de Calotin, 1666, 1, s.
Ah I Moasieur, que ces Turcs sont de diablee de gens.
MoRTFLBUBT, Ec. dee Jaloux, III, 3.
iNous pouvons, vous et moi, observer la maison,
Et nous allons chanter sur un diaHe de ton. - Id., Coméd, poète, I, 5.
78 DIABLE EMPORTE — NABLERIE
A la fin, Toilâ notre SèbU i* comtoase.
RusiB», Crû. de VBtmu « h.firi^y se. s.
Ce iiMê dirigent, c*est la cheiffle oomère d*an ménage.
I»., Dncemtê ^Arlg^mm, se. s.
Diable bmpobte , juron.
Quoi?. . . Vous vous défendez d'être médecin? — Diabk empoirU si je le saisi - Mid. wialgri bu, I, 5.
Est-il bien assuré que je sois médecin? — Oui, par ma figue. — . . . Diable emporte si je le savois. — Ihid. , iUd.
Diable emporte si j^en tends rien en médecine. - Ibid.y III, i .
DiaUe emporte si je m'en souviens. - Pourc., I, i.
« Ln peu plus loin , Eraste ose rÎM^aer la phrase eomplèle :
Le Diabk m'emporte, vous logerez chez moi. - /Ut/., ibid.
Voir Juro/u.
Diable : avoir le diable ac corps.
Je pense, sauf correction, qu'il a le diable au corps. - VAv.y I, 3.
Fabrice , qu'en dis-tu ? — J*admire sa harangue. Elle a le diable au corpê, ou du moins à la langue.
Th. Cob5., Charme de la Voix, III, k; - Cf. 1d., D, Bertr. de Cig., lU, il
Ah ! jVnrage I II faut bien qu^elle ait le diable au carpe.
MoHTFLiuaT , ComSd, poète, IV, 3.
Elle a le diable au corps , avecque sa grossesse.
1d., Ambigu com., i* interm., se lo; - Cf. 1d., CVisp. gentil,, I, îi.
Il faut qu^un provincial ait bien le diable au corps pour venir s'équiper d'un^ femme à Paris. -Rborâbd, Coquette, 111, i a.
Diablerie, sorceHerie.
iSg Quoil te mêlerois-tu d'un peu de diablerie?
— Non, tout ce que je sais n'est que blanche magie. — VEt. , 1, 4—
De cestuy monde rien ne prcstant, ne sera qu'une chîenerie, que une plus anormale que celle du recteur de Paris, qu^une diablerie plus confuse qui relie des jeux de Doué (Douai, en Anjou). - Rabelais, Pantagr., III, 3.
J*acquis de toute diablerie La pratique et la théorie.
SciBBON, Virg, trav,, édit. 1706; II, p. iSg.
DUBLESSE — DUGNOSTIQUE 79
180 L'enchanteresse Nérie Fleorissoit lors , et Circë , Au prix d'elle , en diablerie, N*eût été qu'à TA, B, G. - Li Fout., V, s i5 : CorUet, lU, à.
* On disait : «rla diabUrie de Loudun». - FuuTiàu.
Diablesse, substantif et adjectif.
1996 Ces dragons de vertu , ces honnêtes diablesses. - Ec, des Fem. , V, s . t33& Je veux une vertu qui ne soit point diablesse. - Tort., IV, 3.
Qui, toute Déesse qu'elle est (Junon)
Est diabletsê quand il lui plait. - Scârron, Virg. trav., YIII.
La jeune Eudoxe est une bonne enfant,
La vieille Eudoxe une franche diableite. - Rag. , IY, aài : PoÀ. dtv.
11 (Ch. de Sévigné) relira les lettres de cette pauvre diablesêe (la Champmeslé).
Sif., II, 177.
Nous avons été voir à la foire une grande diablesse de femme. - Id., Il, loâ.
DUGNOSE, PROGNOSE, THÉRAPIE, termes de médecine.
li ne se peut rien de plus doctement. . . conçu, pensé, imaginé, que ce que vous avez prononcé au sujet de ce mai, soit pour la diagnosBy Ibl prognose y ou la thérapie. — Pourc.y I, 8.
* La iiagnose connaît des symptômes existants, qui aident à déterminer la nature de la maladie; Idifragnose permet d'en prévoir les suites ; la thérapie offre des ressources pour la guérir.
Diagnostique , subst. masc. , terme de médecine.
Bon , dire des injures. Voilà un diagnostique qui nous mauquoit.
Pourc.y 1,8.
Antre diagnostique : la sputation fréquente. - Ibid. , ibid.
♦ Voir Diagnose.
Dans sa i'* édition, 16 9/1, TAcadémie française ne donne pas ce mot; dans ses der- ■uères éditions, elle dislin^e le subslaniif diagnostic de Vadiedif diagnostique , en constant toutefois que ce dernier mot est quelquefois pris comme substantif, mais que son em- ^ neinii.
DiAG?îosTiQUE et PR0!>i0STiQi]E, affj., termes de médecine.
Comme ainsi soit quon ne puisse guérir une maladie,. . . et qu'on