‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 94 sur 596 · DISGRACE · texte numérisé non relu

DISGRACE

Je me confesse un grand dùtur d$ nm. - SciUioii« Œw/r., I, p. 1&7.

Jamais plus de grands mots n*avoient encor si bien

Fait voir le haut talent de nos diMtirs de rien. - Th. Gom. , Gakuit doublé, VI

3 Dieu ne créa que pour les sots Les mauvais diaun de bons mots.

Li Fort., II, p. a&g : FM., VIII, 8

H. . . demande à un homme de qualité,. . • qui estoit un grand dUêur de n vefies, qui estoit cette belle personne. - M"* db ScudIit, iiaûûlde, 1667, p. 1

Je trouve ici toujours

Quelque dttmir de ri»n$, de qui Fâme coquette Sache à brûle-pourpoint tirer une fleurette.

MoRTPLiuiT, èêntQh, de Beauc9, I, &; - Cf. Id., Mariage de rien, se - FUle capitaine, I, 9.

Tu fais toujours le beau dieewr. - EUuriaocHi, ûrip. méd., I, 6; - G£ I, 8.

Les héroïnes de province sont de grandes ditsiiast de rien.

DiYisi, Dames vengéee, II, !

Il (Molière) a joué les jeunes, les vieux, les sains, les malades, les cocus jaloux, les marquis, les villageob, les hypocrites, les imposteurs, les campi^a les prétieuses, les fiicheux, les avocats, les ignorants, les procureurs, les mi tropes, les médecins, les apotiquaires, les chirurgiens, les avares, les boui^eois affectent d*estre de qualité, les philosophes, les autheurs, les provinciaux, les braves, les grands dueure de rien», les gens qui n*aiment qu^ contredire, les quettes, les joueurs, les donneurs d*avis, les uxuriers, les sergens, les archen tous les imperlinens enfin de tout sexe, de tout âge et de toute condition.

Divisé, Or.fim. de JVo/., Nouv. GolL moliér., p. 3a-3^

De Vln^erdnent ou du Diêeur de rien. - La Bbut., I, 39 (au titre). Voir, pour la prononciation de dieeur, dieeux, ci-dessous, au mot ei^âUux.

Disgrâce, malheur, chagrin, revers. Sens de Fespagnol c gracia.

La moindre disgrâce nous fait mépriser de ceux qui nous chérissoii

Préc. rtîi., se. 16

333 J'en juge par moi-même; et la moindre disgrâce y

Lorsque je suis à jeun, me saisit, me terrasse. - Sgan., se

1177 Ahl sois un peu sensible à ma disgrâce extrême.

D. Gare., IV, 6

1690 Par où pourrois-je, hélas! dans ma vaste disgrâce.

Vers vous de quelque plainte autoriser Taudaee î — Ibid. , V

1667 Et que si je me plains d'une disgrâce horrible. . . — Ibid., V 100& Ciel, faites que mon front soit exempt de disgrâce!

Ec. des Fem.y HI, 5

loai Et je sens là-dedans qu'il faudra que je erève.

Si de mon triste sort la disgrâce s'achève. ~ Ibid. , IV, i .

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