‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 95 sur 596 · DISGRACIÉ · texte numérisé non relu

DISGRACIÉ

695 ... Pour son amour, je crains une disgrâce. - Tart, I, 5.

t&Ga Ma jalousie, à tout propos,

Me promène sur ma disgrâce. - Amph.^ III, 1.

Jamais il ne s'est rien vu d'égal à ma disgrâce. Oui, j admire mon malheur. - G. Dand.^ II, 8.

Notre mère . . . m'a mille fois entretenue des disgrâces de notre famille. -- UAv., V, 5.

Ahl seigneur Argante, vous me voyez accablé de disgrâce.

FcurK de Scap.^ III, 6.

1716 Elle suit de bien près. Monsieur, notre disgrâce,

Fem. sav., V, se. dern.

i8i5 Mais f ai cette douceur dedans cette disgrâce

De ne voir point régner ma rivale en ma place. - Gobr., Rodog., V, h.

i i5i De Britannicus la disgrâce future

Des amis de son père excita le murmure. - Bac, Brit,, IV, a.

5g 1 Et de mielque disgrâce enfin que vous pleuriez ,

Quels pleurs par un amant ne sont point essuyës? - lo., Iphig., II, 3.

Ce traitement imprévu, se joignant à tant de disgrâces réunies pour Taccabler tout d'un coup, pensa véritablement la mettre au désespoir.

Hamilton, Mém, de Gram,, ch. ix.

Ce peuple (le peu{de Juif), tantost chastié et tantost consolé dans ses disgrâces, par les diflerens traitemens qu'il reçoit selon ses mentes, rend un témoignage pudUc à la Providence qui régit le monde.

BossuBT, Hist. univ,, in-&% 1681, p. aSi.

* Le mot disgrâce ne parait ni en iSSg ni en iS/ig dans le Diction, Jranç.-iat, de b. Estienne ; en 1673 , on le trouve dans Nicot, et, en 1696 , Odet de la Noué Tadmet ^*ns son Diction, des Rimes comme mot tiré de Titaiien. — Voir Disgracié.

Disgracié.

J'en suis ce qu'on appelle disgracié. Il m'a fallu tirer mes chausses au plus vite. - Princ, ÎEl. , V, 1 .

Votre visage ... n'a garde d'être de ces visages disgraciés qui ne sont jamais bien reçus des regards souverains. - Am, magnif, , I, 1.

Je vous confesse que, lisant les Romans, Je me ranime volontiers du party des Amans disgraciez. - Seobaxs, Nouv. franc,, i658; i'* ifouv., p. 933.

=^ «Dn mesme mot sera d^une paroice quant à son origine, mais d'une autre quant à ^ signification. Je vous allegueray pour ce mot disgratié, car je vous confesse que disif^tié a vrayment son origme du langage italien, qui dit disgratiato : (tellement qu*on peut dire qu'entre nous courtizans italiamzons en ceste parole : c'est à dire que nous remptntons des Italiens, et puis rhabillons à la Francese), mais quelques-uns, par ignorance, iippliqaent à un autre usage que l'Italie n'a appliqué son disgratùUo, Car, au lieu que

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