‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 12 sur 625 · DÉBAUCHER · texte numérisé non relu

DÉBAUCHER

/177 L'honneur vous apprend-il ces mignardes douceurs,

Par qui vous débauchez ainsi les jeunes cœurs? - Mélie., II, 6.

319 Je me connois en monde, et sais mille ressorts

Pour débaucher une Ame et brouiller des accords. - Cobn., Gai. du Pal. , I, 10.

Je compte que vous êtes . . . sur la tranquille Saône ; c'est ainsi que devraient être nos esprits; mais le cœur les débauche sans cesse. - Sév., III, Ao3.

Dans ce siècle, la Comédie a tellement débauché ces esprits foibles du respect de la médecine, qu'ils ont cherché à rire et non pas à connoistre la vérité.

Besançon, Les Médec. à la censure, 1677, p. si a 5.

Phocas éprouva que souvent les débauches nuisent plus aux Princes que les cruautez; et Photin, dont il avait débauché la femme, le livra à Heraclius, qui le fit tuer. - Bossubt, Hist. univ., in-6°, 1681, p. i35.

DÉBITER, verbe neutre.

Vertu de ma vie, comme vous débitez! Il semble que vous ayez appris cela par cœur. - D. Juan, I, s.

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