DÉBOÎTER — DÉBRIS
* On ne trouve guère débiter qu'avec un complément direct : débiter un conte.
VEscole des Femmet enfin
Doit passer pour ouvrage fin.
Permettons à chacun d en rire ;
Défendons à tous d'en médire,
Et déclarons que son autheur
Dans son stile a de la douceur,
De la netteté, de la grâce,
Qu'avec tant de nature il trace
Les sujets et les passions,
Et débite des mots si bons,
Qu'un esprit bien fait, quoy qu'on die,
Doit admirer sa Comédie,
Et le prendre, tout bien compté,
Pour Terence ressuscité.
De la Croix, Guerre corn., ou La VériU DéJ, de VEscole dee Fem., 1666; édiL Gay, p. 70.
Us (les Pharisiens) multiplièrent sans bornes les pratiques extérieures, et débitèrent toutes leurs pensées, quelque contraires qu'elles fussent à la ioy de Dieu, comme des traditions authentiques. - Bossuxt, HitU univ., in-4°, 1681, p. s 60.
Pour ne pas irriter un homme (Osiandre) dont l'éloquence estoit redoutée, on luy laissa débiter tout ce qu'il voulut
Id., Hist. dee Var., 9 in-&°, 1688 ; I, p. 666. - Cf. Id., ibia\, I, p. 3s5.