‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 143 sur 625 · ÉCOLE · texte numérisé non relu

ÉCOLE

Ces soins pleins de tendresse que vous me fîtes éclater après m'avoir tirée de l'eau. — L'Av., I, t.

Concevez quel déplaisir ce m'est de voir que, par l'avance d'un père, je sois dans l'impuissance. . . de faire éclater à cette belle aucun témoignage de mon amour. - Ibid., I, a.

* Dans le même sens, et non dans le sens plus énergique de briller avec éclat :

76 Mille beaux dons éclatent dans son cœur.

La Fort., IX, p. 168 : Épit. à ht' de Font ange.

i546 Faisons en soupirant éclater notre zèle. - Rac, Alex., V, 3.

Il ne falloit pas s'imaginer que les serviteurs de Dieu et la vraye Foy se conservassent seulement en secret; dans toute la succession de l'ancien peuple, la vraye doctrine avoit éclaté.

Bo8subt, Confér. avec M. Claude, in-ia, 1689, p. 71; - Cf. Id., Hitt. univ., in-4°, 1681, p. 3 18.

Il ne se voit rien où le goût attique se fasse mieux remarquer, et où l'élégance grecque éclate davantage. - La Bhct., I, i4.

École.

1/197 H faut quon vous ait mise à quelque bonne école.

Éc. des Fem., V, 4.

Il y a merveilleusement à profiter de tout ce que vous dites ; c'est une école que votre conversation. - Escarb., se. 9.

599 Elle avoit le sein nu : je n'ai point de parole,

Quoique dès ma jeunesse instruit dans cette école, Pour vous bien exprimer un double mont d'attraits.

La Fort., VII, p. 179 : Clymène.

Oh ! sans doute la Cour est une grande école ! Tout s'y met bien en œuvre ; un double vaut pistole.

Tu. Goiuf., Bourg, de quai., II, 4.

Je vais commencer par le nom de ÏEscolle det Femme». Son autheur a advoué luy-mesme que ce nom ne luy convient point, et qu'il ne Ta nommée ainsi que pour attirer le monde, en l'éblouissant par un nom spécieux.

Zélinde, i663, se. 3.

G'étoit (la Hollande) une école où se formoient les soldats et les capitaines.

Rac, Y, a 44 : Camp, de Louit XIV.

Diantre ! qu'auprès de vous on est à bonne école!

Montflburt, Ec. de» Fille», II, 10.

Voilà, sur ma parole,

Pour les filles du temps une fort bonne école. - Id., ibid., V, se. dern.

Cette petite princesse de Conti. . . demeure. . . auprès de Madame la Duchesse : cette école est excellente. - Si?., VI, 5a 9.

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