EFFAROUCHER — EFFAROUCHER (S
57 11 la quitte à ces mots. Son amante effarée
Demeure le teint paie et la vue égarée. - Dbspb., Lutrin, II.
Avez-vous sur des faits par moi-même avérés Suffisamment ouvert vos grands yeux effarée ?
Mohtplbubt, Dupe de eowméme, II, 1.
* Ce mot, qui ne se trouve ni dans Godefroy, ni dans les diverses éditions de Rob. Estienne et de Nicot, parait dans Cotgrave (161 iï; Monet ne Ta admis ni en 1630 ni en i636 ; Oudin le donne en 16/ia , le Diction, dee Rimee en 16&8 ; en i65o, dans ses Originee, Ménage le dérive de efferare, mot qui, dans tous les dictionnaires, traduit non effarer, maïs effaroucher.
Effaroucher.
1619 Nous ayons ajusté si bien les intérêts . . .
Pour n effaroucher pas d'abord trop les affaires, . . . Qu'autant que votre père il montre de tendresse.
Dép. am.y V, h.
i363 C'est ce qui doit rasseoir votre âme effarouchée. - Misanth. ,11, 1.
H faut, si vous m'en croyez, n effaroucher personne. — UAv., V, 1.
i34 On dit que Sa Hautesse même. . • S'enfuit vers Andrinopolis, Effarouché de tant de fiâmes. - Lobr, Muze hietor., 19 août 166a.
iai5 Et ceux que vos rigueurs ne font qp?effaroucher,
Peut-être à vos bontés se laisseront toucher. - Coati., Cinna, IV, 3.
Pour ne pas perdre la belle occasion qu'elle avoit de se divertir, elle ne voulut point Y effaroucher en luy faisant paroistre une vertu trop severe.
Sbobais, Nouv. franc., i656; 5* Nouv., p. i3-iâ.
Monsieur Josselin, ne les effarouchez pas.
La Font., VII, p. h 7Û : Coupe enchantée, se. la.
899 Mais allons. Le remords n'est pas ce qui me touche,
Et je n'ai plus un cœur que le crime effarouche. - Rac. , Théb. , III , 6.
Ma fille est encor jeune, il la faut disposer. . . Ne point Yeffaroucher du nom de mariage.
Montplbubt, Dupe de eoi-méme, II, 1.
Effaroucher (S').
1998 (Test un étrange fait, qu'avec tant de lumières, Vous vous effarouchiez toujours sur ces matières.
Éc. des Fem.y IV, 8.
35 1 Jusques à quand ce cœur veut-il s'effaroucher Des innocents desseins qu'on a de le toucher?
Princ. a"ÉL9 II, 1.