‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 154 sur 625 · EFFET · texte numérisé non relu

EFFET

Les hypocrites n'ont point entendu raillerie; ils se sont effaroucha d'abord, et ont trouvé étrange que j'eusse la hardiesse de jouer leurs grimaces. — Tart. , Préf.

aa5 Quelques grands qui là se trouvèrent, L'interrogèrent, le pressèrent, Dont le galand i'éfaroucha. - Lobet, Muze histor., a 6 septembre i654.

393 Je connois sa vertu prompte à s'effaroucher. - Rac, Bajazet, 1,4.

Eh ! quoi , pour un baiser, vous vous effarouchez !

Moiitflbdbt, Femme juge et partie, II, 4; - Cf. Id., ibid., I, 3 ; et Trigaudin, III, 9.

* Il a plu à Ménage de dériver effarer de efferare, et effaroucher de efferocare; mais il ne dit pas où il a vu ce dernier mot ; on ne le trouve ni dans Ducange, ni ailleurs.

EFFET : i° exécution.

12 1 5 De grâce, différez Y effet de ce dessein. - D. Gare., IV, 6. 869 Mais à Y effet entier je veux pousser l'idée. — Fem. sav., III, 2.

9 Quand je pense être au point que cela s'accomplisse,

Quelque excuse toujours en empêche V effet. - Malh., Dessein de quitter...

Je résolus mon départ pour le lendemain, et le mis en effet aussi.

Chapelain, Trad. de Guzm. d'Alfar., i63o; III, 317.

3o5 J'ai prononcé l'arrêt, il faut que Y effet suive. - Cobn., Héracl., I, 3.

Mais si quelques effets démentent nos paroles, Nous en apprenons l'art en hantant vos écoles.

Th. Corr., Amour à la mode, II, 8.

De cet heureux hymen je dois presser ¥ effet.'- Id., ibid., V, 1; — Cf. ibid., Y, 9.

87 Tous ces gens sont des gens bien faits,

Gens de discours et gens à'éftis. - Lobet, Muze histor., 3i juillet i663.

1 4o ... Le marquis de Villequier, . . .

Homme à'éfet et de courage. - Id., ibid., 18 may i658.

^39 II dit, et ce fut tout : V effet suit la parole. - La Font., VI, p. a 61 : Adonis.

Je viens vous demander Y effet d'une promesse.

MoirrrLEUBT, Dame méd., IV, 9; - Cf. Id., Fille capitaine, IV, 9.

De tes cris importuns je punirai l'audace , ,

Et Y effet avec moi suit de près la menace. - Baron, Ec. des Pères, II, 4.

Dieu défend non-seulement Y effet, mais encore la volonté de s'approprier le bien d'autrui. - Bossuet, Catéch. de Meaux, in-ia, 1687, p. 96.

L'Électeur Frédéric laissoit dire ces choses à Luther; mais il n'eost pu digérer qu'il en fust venu à Y effet. - Id., Hist. des Var., a in-4°, 1688; I, p. 64.

* «Aussi en ha chascune langue quelques-uns (quelques mots), lesquels ne se peuvent pas mesme traduire en sorte aucune , à cause de la propriété des mots esquels consiste la grâce du proverbe ou l'énergie ; comme cestuy-ci des Italiens : le parole sono femme,

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