ÉGARD
Pépin égala son fils bâtard, Charles Martel, avec ses autres enfants.
Rie, V, 84 : Note$ histor.
Allons, pour égaler notre joie à la vôtre, Concluant votre hymen , renouveler le nôtre.
Montflbcby, Femme juge et partie, V, 1 1 ; - Cf. Id., Coméd. poète, IV, 3.
Tout t'égale en s'aimant, le sceptre, la houlette.
Hautbbochb, Bourg, de quai., III, a.
Si leur majesté (des Rois) les met au-dessus des jugemens humains pendant leur vie, ils y reviennent enfin quand la mort les a égalez aux autres hommes.
Bossubt, Hist. univ., in-4°, 1681, p. /J5o; - Cf. Id., ibid., p. 6i, 118-119, 5&o.
Vous égalez donc, dit M. Claude, à Saint-Paul, auteur de révélations, l'Eglise qui n'en est que simple interprète? — Non, Monsieur, je n'égale pas l'Eglise à Saint-Paul. - Id., Confér. avec M. Claude, in-ia, 168a, p. i34.
C'est trahir la vérité et luy égaler l'erreur.
Id., HUt. des Var., a in-A°, 1688; I, p. 85.
La mort nous égale tous. - Sév., IX, 583.
L'on dit du jeu qu'il égale les conditions. - La Brut., I, 367.
* Nicot, Cotgrave, Monet donnent égaliser et égaler; mais Guy Miège, en 1679, et Rîchelet, en 1680, ne donnent plus égaliser. Pour Furetière, 1690, et pour l'Académie, 1696, c'est un vieux mot qui se dit «r encore au Palais et qui veut dire rendre des partages égaux v. Les éditions suivantes de l'Académie (1718, 17/10, 176a) le donnent exclusivement comme terme de pratique. L'édition de l'an vu et celle de i835 se bornent à dire : «Égaliser, rendre égal»; celle de i835 ajoute : <rNe se dit qu'en parlant des choses. » De même en 1878.
EGARD, considération.
Quand je pourrois passer sur quantité d'égards où notre sexe est obligé, j'ai de la considération pour ma mère. - UAv., IV, 1.
1 ik Gardez de faire aux égard» banqueroute.
La Fort., VI, 6a : Contée, V, 5.
D écoutoit les conseils. . . avec un certain égard obligeant.
La Rochbp., H, p. A a 8.
Cette attention particulière qui paroist en Dieu quand il fait l'homme, nous montre qu'il a pour lui un égard particulier.
Bossubt, Hist. univ., in- h9, 1681, p. 16A.
* «Il y a plusieurs mots anciens auxquels on a donné des significations toutes nouvelles. On a toujours dit : Avoir égard à son honneur, avoir égard à toutes les circonstances d'une affaire. Mais on ne dit que depuis peu : avoir des égards, il a de grands égards pour elle. Egard se prend encore dans un autre sens : Nous jugeons des choses non par ce qu'elles sont en elles-mêmes, mais par ce qu'elles sont à notre égard; il est civil à mon égard; à cet égard, je ne croy pas tout ce qu'on dit.» - Le P. Bouboubs, Entretiens d'Arts te et d'Eugène, 1O71, 9* édit., p. 116.
«Le mot d'avoir égard est, ce me semble, assez vieux; pour avoir des égards, il est fort extraordinaire. On ne dit jamais : j'ay un égard pour cet homme-la , faisant d'égard