ENVOYER
Envoyer : au futur , envoierai . . .
545 Envoirez-vous encor, Monsieur aux blonds cheveux,
Avec des boëtes d'or des billets amoureux? — Éc. des Mar., H, 6.
Je vous envoyerai les mêmes livres d'où j'ai tiré les préceptes.
Milh., II, a8o : Épttr. de Semèque.
La ruine d'un si grand empire envoiera ses éclats dans toutes les parties du monde. - Id., ibid., II, 549.
1639 Vous ewoovrez après sitôt qu'il fera jour. - Corn., Nicom., V, 5.
On Yenvoira dormir à grands coups de bâton.
Th. Cork., Amour à la mode, III, 9.
48 Vous m'envoyiez ledit argent; En vertu de cette finance Vous pourrez vivre en assurance.
Loret, Muze histor., 17 octobre i654.
88 Pour bien régaler ma Minerve,
Ils m'envoiront de la conserve. - Id., ibid., 91 août 1660.
â 7 De ses propres mains recevra
L'enfant que Dieu nous envoy'ra. - Id., i5 octobre 1661.
35 Pâques, jour saint, vaut autre poésie;
ïenvoirai lors, si Dieu me prête vie,. . . ,
Quelque sonnet plein de dévotion. - La Fort., IX , p. 109 : EpUr. à. . .
Amour C envoyer a compagnie. - Id., Psyché, VIII, p. 197 : liv. II.
Si Jupiter vouloit changer de condition avec moi, je le renvoyeroit sans difficulté. - Id., ibid.
Je prendrai son avis, si cela se peut faire, Et je vous Yenvoirai s'il vous est nécessaire.
Boursault, Portrait du peintre, i663, se. 8.
Venvoyrai un homme en qui on peut se fier.
Mlu di Scudrrt, Mathilde, 1667, p. 949; - Cf. Id., ibid., p. 396.
Elle . . . Yenvoyeroit dans quelque maison éloignée pour y faire pénitence.
Rac.,IV, 436: Port-Roy.
Elle envoyera par le messager tout ce que ma sœur demande.
Id.,V1I, 5: Lettr. à M. Rivière.
Ma femme envoyera demain chez Jeanne une boite où elle a mis les bardes les plus nécessaires pour Fanchon. - Id., VII, 997 : Lettr. à la mire Agnès, 1698.
Jésus-Christ . . . a dit que l'esprit qu'il envoyèrent à ses Apostres leur enseigneroit . . . toute vérité.
Bossurr, A ver t. aux ProtesL, in- 4°, 1689-1691 ; III, S 19, p. 9 là.
* <r Aujourd'huy on dit fenverray, et non jfenvoyeray. Je vous enterray ce que j'ay, dit le P. Tarteron» (trad. d'Horace). - Ahdrt de Bois-Regard, Réfl. sur l'usage prés, de la lang.Jranc., 1699, p. 195-196.
Les grammaires antérieures à celles du P. Buflier (1709), même celle de Régnier- Desmarais (1706), ne font aucune remarque sur le futur du verbe envoyer. Buflier dit : tr Envoyer, fait depuis quelque temps j'enverrai aussi communément que j'eiMwtsmt; mais