‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 245 sur 625 · ÉRIGER (?) EN · texte numérisé non relu

ÉRIGER (?) EN

Il sera plus aisé d'ériger un simple chasteau en baronnie, une baronnie •» mar*

Suisat, un marquisat en comté, une comté en duché, une duché en pairie que 'ériger un fat en homme sage. - La P. Gabassb, Doctr. cur., i6sA, p. 3i6.

859 Dorante est-il le seul qui, de jeune écolier,

Pour être mieux reçu t'exige en cavalier? - Coin. , Ment,, III, 3.

Les beaux vers et la belle prose

Valent aujourd'huy peu de chose :

Se voir en autheur érigé

Est un sinistre préjugé

Pour la fortune d'un jeune homme.

Scabbos, CBwer., 1700; I, p. 96.

Quant à moy, si j'obtiens l'honneur D'est re cru vostre serviteur, C'est la raison que je bénisse Le sort qui, devant que finisse De mes jours le maudit filet, M'érige en vostre humble valet.

li>.,ibid.; I, p. 366;- Cf. lD.,t6ûi.; I, 77, i5i, 393; - Virg. trav., 1706; II, p. 80 et 65g.

Tu pensois f ériger en merveilleux autheur Et , parmy les sçavans , trancher du dictateur.

Fouqubs, à la suite de la Stimmimachie du P. Garneau, t656, p. i3i.

Un cheval bien embouché,. . .

Housse d'une étoffe honneste, Ne croit plus estre une beste, Et, sans e' ériger en fat, Il brigue le consulat.

Bbbbeup, Lucain trav,, i656, p. 99-93 ; - Cf. I»., ibid., p. 88.

On m'erigeroit en une de ces Nymphes de l'Astrée devant qui les Bergers vont contester leurs diiïerens. - Sbgbais, Nouv. franc., i656; in Nouv., p. 997.

Quand on »'ett une fois érigé en censeur public, vous ne scauriex croire combien il est mal aisé de déférer aux loix des autres.

GoTiif, Crû. déemtér.; Nouv. Coll. moKér., p. 5o.

Et tel y rit souvent de voir rire de luy.

— A ce compte , ce peintre 0» badins vous érige,

Boubsault, Portrait du peintre, i663, ar. 9.

Mais, Baron, tu te vas ériger en folâtre,

Si Ton te voit blâmer ce foudre de théâtre (Molière),

Cet autheur si fertile en ouvrages puissans

Qu'on le nomme en tous lieux la merveille du temps;

Et pour te faire voir sa valeur infinie,

Il tire quatre parts dedans sa Compagnie.

Ghbtalibb, Amour* de Calotin, 166 A, I, t.

Sans m' ériger en casuiste, je ne croîs pas faire un jugement téméraire dVraactr qu'il n'y a point d'homme si peu esclairé des lumières de la Foy, qui, ayant vea cette pièce (D. Juan), ou qui, sçachant ce qu'elle contient, puisse soutenir qac Molière, dans le dessein de la jouer, soit capable de la participation des Sacrement, qu'il puisse estre receu i pénitence sans une réparation publique « ny metme qu'ai soit digne de l'entrée de l'Eglise.

Db Rochbhort (? Rarribb d'Aucour), Obeerv. tur le Fettin é$ Pierre, i665; édiL Gay, Genève, 1869, p. 8.

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