ESPRIT
Esprit : bel esprit.
* Voir t. I, p. a3a, Bel esprit.
Esprit fort.
Voilà de nos esprits forts, qui ne veulent rien croire. - D. Juan, III, 5.
Ces demoiselles d'esprit fort. . .
Ne dogmatiieront qu'entr'elles. - Lobet, Muze hist., g may i656.
Mais, dis-je donc, Aidthoé , . . .
Ayant l'humeur de mesme étoffe, Ou pour trancher de Y esprit fort, Dit ernargue des Dieux» , tout d'abord.
Richkb, Ovide bouffon, 166a, p. 38o.
Voilà mes esprits forts, qui ne veulent rien croire! - Ta. Goan., D. Juan, III, 7.
U est vrai que toujours, sur quoi que Ton s'assure , Tout chamn à' esprit fort est de mauvais augure.
MoNTFLiDRT, Coméd. Poèt., I, 6; - Cf. 1d., Dupe de soi-même, II, 5.
11 est des esprits forts qui sont encore à craindre. • .
Il est des esprits forts qui sont originaux. - Doiibout, La Corn, de la Coméd,, IV.
Les esprits forU savent-ils qu'on les appelle ainsi par ironie? - La Brut., 11, 987. Ë8PRITS, E8PRITS ANIMAUX.
La véritable source de tout le mal est ou une humeur crasse et féculente, ou une vapeur noire et grossière qui obscurcit, infecte et salit les esprits animaux. - Pourc, I, 8.
Par la douceur exhilarante de l'harmonie, adoucissons, lénifions, et accoisons l'aigreur de ses esprits, que je vois prêts à s'enflammer.
Ibid., ibid.
5io Sa vue a ranimé mes esprits abattus. - Rie, Athalie, II, 5.
Je pense que la rencontre de vos esprits animaux ne déterminera point les siens (ceux de votre frère), quoique du même sang, a penser comme vous.
Ssv., VI, 317.
Je fais toujours la résolution de me taire, et je ne cesse de parler : c'est le cours des esprits que je ne puis arrêter. - Id., VII, 7.
5 La nature
A mis dans chaque créature Quelque grain d'une masse où puisent les esprits; J'entends les esprits corps, et pétris de matière.
Là Port., III, p. 81 : Fabl. X, 16.
* 9 Esprit, en termes de médecine, se dit des atomes légers et volatils qui sont les parties les plus subtiles des corps, qui leur donnent le mouvement, et qui sont moyens entre le corps et les facilitez de l'Ame, qui luy servent & faire toutes ses opérations. Ce sont les esprits vitaux et animaux qui enflent les muscles pour soutenir les corps et les taire mouvoir.» - Fuirnias, Diction., 1690.