ÉTOUFFER
Étouffer, au figuré.
to56 Et mes prétentions hautement étouffée*
A vos vœux triomphants sont d'illustres trophées.
D. Gare., 111,6.
167 Mais allez là-dedans étouffer des soupirs. - Ibid., IV, 4,
583 Et que si quelque chose étouffe mes poursuites, C'est le juste respect que j'ai pour vos mérites.
Éc. des Mar., II, 6.
767 II faut que de ses yeux elle étouffe les coups.
Éc. des Fem., III, a : Max. du Mariage.
962 Et n'est-ce pas sans doute un crime punissable. . . D'avoir dans l'ignorance et la stupidité Voulu de cet esprit étouffer la clarté? - Ibid.f III, 4.
Et la peur d'être ingrate étouffe votre deuil. - Co m., Toieon d'or, I, 1.
Etouffez un bruit sourd qui commence de naître.
Th. Coair., Amour à la mode, II, h.
Il n'en pouvoit plus, tant sa douleur étouffée le pressoit cruellement.
Segbais, Nouv. franc., i656; 1™ iVbt*., p. it3; - Cf. Id., ibid., ibid., p. i3a.
Ceux qui l'avoient retiré de l'eau l'avoient pris avec tant de violence qu'ils avoient achevé d'estouffer le peu de force qui restoit en luy.
Id., ibid.; a* Nouv., p. A01.
1080 Us m'ôtent la parole et m> étouffent la voix. - Rac., Phèdre, IV, 9.
Je vois, pour étouffer mes ardeurs indiscrètes, Et le peu que je suis, et tout ce que vous êtes.
Mo5tplbubt, Coméd. poète, IV, 3.
Le respect lui fait étouffer ses soupirs. - Baron, Coquette, III, h.
Elle étouffe sans doute son ressentiment. - Id., Hom. à b.fori., III, 1.
En faisant le philosophe, il (l'homme) est sourd à la voix de la Nature, et il étouffe sa conscience.
Bossus?, Avert. auxProtett., in-a°, 1689-1691; H, S 9» p. 118; - Cf. Id., Conf. avec M. Claude, in-12, 1689, p. 9o5-*86: RéJUx.; - Hitt. des Var., 9 in-&°, 1688; I, p. 983.
Je vous prie, Monsieur Pierrot, d1 'étouffer un peu vos hoquets de tendresse.
Rbgrabd, Coquette, I, 19.
Dans le sens propre :
Je vous étoufferoie, pensant vous embrasser. - Chevreau, Avocat dupé, III, 3. 890 Ils s'étouffent, A t taie, en voulant s'embrasser. - Rac, Théb., III, 1. i3i 6 J'embrasse mon rival, mais c'est pour Y étouffer. - Id., Britann., IV, 3.
ÊTRE (L'), substantif.
198& La source de mon sang et l'auteur de mon être. - UEt., V, 9.
Si la fin nous peut émouvoir par son être réel , ou par son être intentionnel. - Mar. forcé, se, &.
Après l'avoir enquis de son ettre et de sa qualité , il luy demande l'occasion de sa tristesse.
D'Uaré, L'Attrée, 1616; I, p. 383a; - Cf. Id., Uni.; I, p. W et 6oiÉ.
Les choses que nous voyons et . . . touchons ne sont pas au nombre de celles qui ont être y parce qu'elles unissent à chaque moment. - Malh., 11, p. 673.
On m'a dit de quel sang vous avei reçu Y être.
Poisson, Coméd. tant titre, V, a.
Dieu est-il en nous? — Il est en nous, et c'est luy qui continuellement nous donne Vettre et la vie. - Bosscrr, Catéch. de Meaux, in-ia, 1687, p. 78 (78 bit).
Dieu. . . fait miséricorde aux damnez en leur donnant Vettre, qui leur est plus utile et plus désirable que le non-ettre.
Id., HitL de» Var., a in-A°, 1688; II, p. 980.
Triomphez en particulier, 6 Sociniens, qui osez dire qu'il arrive à Veetre de Dieu quelque chose de nouveau.
Id. , Àvert. aux Protett. , in-6°, 1 689-1 69 1 ; I , S 1 1, p. 9 ; - Cf. Id. , Hist. univ. , in-A*, 1681, p. 160, 169, 190, 980; - Conjér. avec M. Claude, in-19, 1689; p. 19 de Y Avert. ; - Catéch. de Meaux, in-19, 1687, P* la^' 1^1 ; - Avert. aux Protett. , in-4°, 1 689-1 69 1 ; I , S 9 , p. 1 5-i 6 ; VI1, S 1 3 , p. h 86-
Etre : synonyme ou équivoque \ l'égard de l'être.
* Voir Synonyme ou équivoque à l'égard de l'être.
Etre, verbe; divers sens.
i° Rester, demeurer.
Combien fûmes-nous ensemble à Rome ? — Huit ans.
Mar. forcé, se. 1.
1039 Soyez avec Madame. . . - Misanth., III, 4.
Je fut tousjours avec cette femme aussi pernicieuse que moy, et j'y Jus autant de temps qu'à m'en falloit pour te tourmenter.
Sbgrais, Nouv. franc., i656; 5*2Votu?., p. 19 A.
Je ne »ui$ qu'un moment et reviens sur mes pas. - Babon , Le Jaloux, III, 7.
Ennuyé d'être sans rien faire. - Rac. , Note» hittor.
2° Etre a . . . , être occupé à . . .
318 Nous sommes à piquer de chiennes de mazettes. - Sgan., se. 7.