‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 271 sur 625 · ÊTRE POUR · texte numérisé non relu

ÊTRE POUR

85 1 Éliante là-bas est à l'entretenir. - Misanth., lU, 3.

En ces temps-là , ces braves que je choque Étaient un siècle à prendre une bicoque.

Saint-Amajit, Œuvr., bibl. elxév., I, p. 358.

Il fut deux ou trois jours à s'examiner luy-mesme et à voir quel parti il prendrait M"* ** Scudéby, MathUdê, 1667, p. 169; - Cf. In., ibid., p. 44 1.

On fut tout le jour à monter et à descendre. - D'àblahcouht, cité par Richelet

Elle revint longtemps après :

Tétait à chanter sous la treille. - BéiuifOBa.

3° Etre pour . . . , avec un infinitif, être fait pour, propre ou disposé à. . .

6o5 Pour moi, sans contredit, je suis pour le dernier. — Fâck., II, 4.

1790 Je ne suis p as pour être en ces lieux importun. - Tort., V, &•

1917 Celui-ci riétoit pas pour le pouvoir surprendre. - Ibid. , V, 7.

60 Morbleu! vous n'êtes pas pour être de mes gens! - Misanth., 1, 1.

359 Je crois qu'un ami chaud, et de ma qualité,

N'ert pas assurément pour être rejeté. — Ibid., I, 2.

673 Le sentiment d autrui ri est jamais pour lui plaire. — Ibid., H, 4.

Lui auroit-on appris qui je suis? et serois-tu pour me trahir?

VAv.,VL, a.

Cela ri est p as pour durer. - Ibid., III, U.

19 De tels attachements, ô Ciel, sont pour vous plaire?

Fem. sav.y I, 1 ; - Cf. IV, 3, vers i3*7; IV, 3, vers 1282, etc.

Je sçavois bien qu'elle riétoit par pour s'en offenser. - Soin, Frastcion, p. 3n.

997 Mais, Monsieur, ce teroit pour me bien divertir

Si, comme vous, Lucrèce excelloit à mentir. - Coin., Le Ment,, III, 4.

Cet homme qui avoit fait tant de séditions et de meurtres. • • nVstotf estre touché des larmes de sa fille.

Sbobais, Nouv. franc., i656; 5* Nouv., p. 929 ; - Cf. Id., ibid., ibid., p. 80.

4i3 Monsieur, je ne suis pas pour vous désavouer. - Rac, Plaid., II, 4.

* « Estre avec pour. — Par exemple, «Us estaient pour avoir encore pis», dit un de nos plus fameux Escri vains, c'est à dire «ils couraient fortune d'avoir encore pu». Herf certain que cette façon de parler est très-Françoise, mais basse. On s'en sert encore dans un autre sens, qui n'est pas si usité, ny si bon, comme «je suis pour soustenir cette proposition», ainsi que l'a escrit un de nos Autheurs modernes, c'est a dire «Pose ou «J'oseray soustenir cette proposition». - Vàcgblas, édit. Chassang, II, p. 97.

Thomas Corneille reprend : «Des constructions pareilles à «ils estoient pour avoir encore «pis j» ne sont plus receues. C'est M. de La Mothe Le Vayer qui a dit : et Je suis pour sous- -tenir celte proposition», qui est une phrase que M. Chapelain trouve fort mauvaise. »

Vaugelas, édit. Chassang, II, p. 97.

Après Th. Corneille, l'Académie française : xEstre pour faire une chose, estre pour soutenir une proposition, sont des façons de parler qui ne sont plus en usage. La Langue veut aujourd'hui des termes plus simples et plus aisez.» - lbid., ibid.

k° Etre, aller.

Il faut que je vous die un impromptu que je fis hier chez une Duchesse de mes amies que je fus visiter. - Prie, rid., se. 9.

1019 Et, le souper fini, nous nous fûmes coucher. - Amph., II, a.

Gomme je ïe fus voir, et que j'entends parfaitement sa langue, il s'entretint avec moi. - Bourg, gent., IV, 3.

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