‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 272 sur 625 · Tu fus quérir pour mon Roi · texte numérisé non relu

Tu fus quérir pour mon Roi

Ce joyau d'honneur et de foi. - Maxh., I, p. 119.

968 Qui devoit le fléchir avec plus de couleur Que ce fameux joueur de lyre Qui fut jusqu'aux enfers lui montrer sa douleur? - Id., I, p. 970.

De peur de l'oublier, je fut promptement retrouver mon Janséniste.

Pascal, im Prov.

Pétrarque, ne sçachant pas que Laure n'estoit point avec ses .amies, fut au bord du Rhône où elles estoient.

Mu* de Soudent, MaihUde, 1667, P* 7°? ~ Cf. Id., ibid., p. 87-88, 189, 397,35g.

U ne fut au Palais qu'une fois seulement.

Le Boulanger de Chaldssat, Elomire (Molière) hypocondre, 1670; - au a* acte, Divorce corn., se. 9.

Je fus hier dîner chez un de mes amis. - De Viluebs, Les Marquis friands.

A Coîmbre ou je fus passer le Carnaval, Une veuve . . . Coîmbre est dans le Portugal.

Montpledbt, Coméd. poète, II, 5; - Cf. Id., Mari tans femme, U, 3; - Crisp. gentilh., III, 1.

Seul, mon bourru d'amant fut à la promenade.

Poisson, Coméd. sans titre, III, 3.

Quand les Payens mesme ... ont voulu donner des exemples de Prédictions prophétiques, ils les ont etté chercher parmi les Juifs.

Bossu et, Hist. univ., in-6°, 1681, p. a53.

Il y a des gens qui disent que le Roi fut droit a Nanteuil. - Set., III, 55.

le fus donc hier voir cette Princesse. - Id., VII, 99.

On fut dire a la Justice que je me mêlois de faire de la fausse monnoie.

Reonabd, Divorce, I, 9; - Cf. Id., ibid., même scène.

5° Etre À . . . , en être à . . .

9 Et je serais encore à nommer le- vainqueur,

Si le mérite seul prenoit droit sur un cœur. - D. Gare., I, 1.

Je suis toujours à trouver certaines choses mal arrangées.

Set., édit. 1736; III, p. 90.

Mais j'avois jusqu'ici vécu sans le savoir. — Je suis moi-même encore à m'en apercevoir.

Th. Goaif., Amour à la mode, II, 5.

6° Etre : c'est \ . . . \ ... ; c est X . . . de . . .

i° Cest à. . . à. . .

1 44 Bien que Ton pût avoir des sentiments tout autres,

Cest au Prince, Madame, à se régler aux vôtres. -D. Gare., 1, 1.

Cest à Monsieur à me mettre de la façon qu'il veut — Sicil., se. 11.

Cest à elle à m'ohéir, et je sais me montrer le maître.

Pourc., HT, 7.

Cest à l'Espagne à produire des Reines,

Comme c'est à la France à produire des Rois. - Malh., I, p. 337.

Cest à vous à goûter les délices du port. - Id. , ibid.

&gi Cest aux commencements des foibles passions

A s'amuser encore aux protestations. - Corn., Mus. corn., II, 6.

107& Cest aux courages bas, c'est aux amants vulgaires

A faire agir pour eux l'autorité des pères. - Id. , Andromède, IV, 1.

Cest aux Athéniens à lui fournir la matière soit d'or, soit d'argent , et à ht A la tailler. - Rac, VI, 3 a 9 : Livr. ann.

1 176 ... Ce n'est pas à vous à le justifier. - Id., Androm., IV, 3.

1/1 8 5 Allons : c'est à moi seule à me rendre justice. - Id., ibid., V, 9.

Cest à leurs parents à en prendre soin. - La Brut., I, 3s 9.

2° Cest à . . . de . . .

1 208 Et s'il entre céans, cest à moi d'en sortir. - Tart., IV, t.

i557 Cest à vous (fen sortir, vous qui parlez en maître.

Ibid., IV, 7.

Cest à moi, mon père, de suivre aveuglément toutes vos volontés.

Mal. imag.y I, 5.

* Pour ce dernier exemple, plusieurs éditions anciennes donnent cette variante : wCtst à moi. . . à suivre.»

35o Sans mentir, c'est à vous <P entreprendre un voyage.

La Fort., VII, p. 3o : L'Eunuque, I, 5.

671 Cest à l'événement d'expliquer sa réponse. - Id., VII, p. a3a : Daphné, IV, a.

627 Cest à lui de parler. - Rac, Ath., II, 7.

70 Être : être X ... ; être de ... , consister dans . . .

i° Être à. . .

La grandeur d'une telle offense n'est pas dans l'importance des choses que Ton fait; elle est à transgresser les ordres qu'on nous donne.

Sicil.y se. i5.

20 Être de . . .

Les autres en jugent par la bonne façon d'en juger, qui est de se laisser prendre aux choses. - Crit. de FÉc. des Fem., se. 5.

* Malherbe et M** de Sévigné emploient être dans le sens de consister dans, mais avec la prép. en :

Tout ce que notre vie a pour se défendre . . . est en la communication des bienfait*. - MiLH., II, p. 108; - Cf. Id., II, p. i3.

Mais sait-on sa religion? Tout est en pèlerins, en pénitents, en ex-voto.

Sév.,VIII,p. 5i5.

Mais Racine, La Rochefoucauld, etc., disent être de, . .

L'ignorance est de croire tout savoir, et de ne vouloir rien apprendre.

Rac, VI, p. 970 : Livr. ann.

L'amour est de vouloir toujours être bien. - Id., VI, p. 971 : Livr. ann.

L'éloquence est de ne dire que ce qu'il faut. - La Rocbbf., I, p. i3o.

Ce texte du manuscrit est devenu, dans l'édition définitive : «La véritable éloquence consiste à . . . »

La gioire ou le mérite de certains hommes est de bien écrire; et de quelques autres, c'est de n'écrire point. - La Bhuï., I, p. 1^7.

8° Etre : il n'est que . . . , il n'est rien de tel que . . .

Ma foi ! il ri est que de jouer d'adresse en ce monde.

Mal. imag., ier in tenu.

67 // n'est que d'être libre. - Regiueb , Eptt, IL

983 Pour perdre des amants, celles qui s'en affligent Donnent trop d'avantage à ceux qui les négligent; // n'est lors que la joie; elle nous venge mieux. - Coin., Mélite, III, 5.

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