FARIBOLE
Toutes sortes de faquins se mesloient de la fonction de déchargeurs.
Sciiwoif, Dern. Œuvr., Paris, David, 1700; I, p. 98.
Il n'avoit à ses costez
Que vingt argoulets crottez,
Trente faquin* de louage,
Et deux mulets de bagage. - BuIbeuf, Lucain Irav., i656, p. 169.
Dans son Langage franç.-ital. , édit. Liseux, I, p. io3, H. Estienne, en 1678, donne à peine au mot faquin le droit de cité : «De ma part, je ne ferais point de difficulté de dire à un Italien : comment se porte Vostre Seigneurie? mais à un François, je ne le sçaurois dire sans rire. Aussi diroys-je bien à un Italien, en luy parlant de sa nation : «c'est un faquin, ou : c'est un poltron, ou : c'est un forfant, c'est un mariol, ou bien : c'est un pédant», car ce serait le payer de la monnoie du pays. . . Mais, parlant à quelque François d'un de la nation Françoise, j'userais de termes François. »
Nous avons vu, dans une citation de Le Boulanger de Chalussay, l'emploi de faquini$me, dérivé de faquin. Le même auteur prête à son ennemi Molière le mot faqumùer :
Li Chbvaliei à Élomire (Molière) :
Mais si tu te voyois, quand tu veux contrefaire
Un amant dédaigné qui s'efforce de plaire ;
Si lu voyois tes yeux nagards et de travers,
Ta grande bouche ouverte en prononçant un vers,
Et ton col renversé sur tes larges épaules,
Qui pourraient à bon droit estre l'appui des Gaules ;
Si, dis-je. . .
Élomibk. Gela dit qu'il fout faquiniser. Eh! bien, faquinitont.
Élomire (Molière) hypocondre, 1670; au 6* acte, Divorce corn., se. h.
Le Chevalier à Élomire :
Ah? de grâce, tay-toy; croy-moy, cher Mascarille,
Fay toujours le Docteur, ou fay-toy toujours drille ;
Car enfin il est temps de te desabuser :
Tu ne naquis jamais que pour faquiniser.
Ces rôles d'amoureux ont un accent trop tendre ;
Il faut par un regard sçavoir se faire entendre. - Id., ibid., ibid.
Faribole.
660 Dianlre! où veux-tu que mon esprit
T'aille chercher des fariboles? — Amph., I, 4.
Vous devriez envoyer promener tous ces gens-là , avec leurs fariboles.
Bourg. genUy III, 3.
Il est homme. . . à donner aisément dans toutes les fariboles qu'on s'avisera de lui dire. - Ibid., III, i3.
Hc venlrehleu! Madame, quittons la faribole. — Que vouleï-vous dire avec votre «quittons la faribole »? - Escarb., se. 8.