Bocchet, Serées, édit. Roybet; IV, 39 h
99 Esprit, éloquence et vertu, Dont ledit sieur abbé Testu Est mieux fourny que de pistoles, Qui ne sont que des fariboles. - Lobbt, Muze histor., a 8 may i65i.
Pour les lire (mes lettres), vous les pouvez lire à toutes vos amies. U faut bien en estre, pour avoir la patience d'entendre tant de fariboles.
MoimiEoiL, OEuvr., 1666, p. 333.
Allons, mon petit cœur, ma Reine, ne nous amusons point à \a faribole.
Baron, Hom. à b.fort., V, 8; - Cf. h>., Coquette, II, 1.
Vous vous trompez; jamais je ne fus à Gazai. Non, non, c'est pour railler qu'on dit ces fariboles.
Poisson, Faux Moscov., se. 7.
Vos poulets, vos chiffons de papier,
Où l'amour se distille en de fades paroles ,
Et qui ne sont partout pleins que de fariboles. - Rbgnaro, Ménechmes, IV, 8.
C'est un style éloquent qu'un billet au porteur,
Qui vaut mieux qu'un discours rempli ae fariboles. - Id., Distrait, IV, 9.
* Faribole se trouve pour la première fois dans le Diction, de Cotgrave (1611); il est traduit par trifle, qui lui-même est rendu (i63a) par « fatras, triquenisques, babioles, Iricdondaines, nigeries, agobilles, babioles, vétilles, baguenaudes, béatilles». - Cf. Diction.
franç.-jlam. de 1018, i6Î3; Diction, des rimes (1668), etc.
On le trouve dans Rabelais (voir édit. Moland, Lexiq.). Il figure dans les Serées de Guill. Bouchet, IV, p. 39 6, édit. Roybet, chez Lemerre, sous la forme favoribole.
Ducange, v° faria, id est verba multa, dit que de ce mot peut-être vient notre mot fariboles. H. Estienne et Trippault prétendent qu'on Ta tiré, par corruption, de parabola, ce qui ne semble rien moins que prouvé; enfin Ménage le fait venir aefrivola «par l'insertion de IV ; frivola,ferivola,farivola,faribola.ji — Les étymologistes ne doutent de rien.
FARINE : DE MÊME FARINE, locut., de même sorte.
Jamais il n'a voulu comprendre ni écouter les raisons et les expériences des prétendues découvertes de notre siècle, touchant la circulation du sang et autres opinions de même farine. — Mal. imag., II, 5.
Pyt h agoras, Socrates, Plato, Aristoteles . . . , et autres de mesme farine, tant anciens que modernes.
Comte de Cramail, Coméd. des Prov., Proi. du docteur Thésaurus.
Il y en a d'autres encore de mesme farine , qui ayment mieux aller toutes nues que de se priver du contentement dont les frénésies de nos romans les comblent.
Chapelain, Trad. de Guim. d'Alfar., i63o; III, p. 36i.
Ce sont deux hommes de même farine. - Oiiom, Curiosité franc. , p. 91 5.
On dit de plusieurs vauriens qui ne valent pas mieux l'un que l'autre, que ce sont de même farine.
Diction, des Prov. franc., in-8°, 1758, par J. P. D. L. N. D. L. E. F. (Joseph Panckoucke).
* Cette expression, tirée du latin, ne se trouve pas dans Richelet; mais elle a été relevée par Furetière (1690), et par l'Académie « dès la î" édition de son dictionnaire (169A).
aa.