FAVEUR — FEINDRE
1799 répète celle de 1763, en donnant un article à part k faux-fuyant, que les autres éditions avoient compris dans le mol faux; celles de 1 835 et de 1878 n'ont rien changé à celle de 1799, bien qu'il semble que faux-fuyant ne soit plus employé dans le sens propre.
Faveur.
1 590 J'eusse d'un faux-fuyant la faveur toute prête. — Tari., V, 1.
♦ C'est-à-dire : afin que je puisse nier, à la faveur d'un faux-fuyant - Voir Fauxfuyant.
667 Trop heureux si bientôt h faveur d'un divorce
Me soulageoit d'un joug qu'on m'imposa par force. - Rie, Brit., II, a.
FAVORISER, verbe neutre, sans complément.
ia5 Et sa flamme timide ose mieux éclater,
Lorsqu'en favorisant elle croit s'acquitter. - D. Gare, I, 1.
FÉCULENCE.
11 est à propos ensuite qu'il prenne un bain d'eau pure et nette , avec force petit-lait clair, pour purifier par l'eau la féculence de l'humeur crasse. - Pourc, I, 8.
Je vous abandonne ... à la féculence de vos humeurs.
Mal. imag., III, 5.
FÉCULENT.
La véritable source de tout le mal est une humeur crasse et féculente. — Pourc, I, 8.
♦ Féculence , féculent se disent trdu sang et des humeurs qui ont des fèces (hi.fœcei) ou de la lie, et n'ont pas la pureté qu'ils doivent avoir». - Diction, de Trévoux.
FEINDRE, FEINDRE DE. . ., faire semblant de..., dissimuler.
&33 C'est qu'ils ont l'art de feindre; et moi, je ne l'ai pas.
Misanth., f, 9.
Pour vous servir avec plus d'effet, je veux. . . feindre d'entrer dans les sentiments de votre père et de votre belle-mère. - Mal. imag., I, 8.
Il a couru bruit . . . qu'un catholique , feignant se convertir à la Religion prétendue, avoit voulu (uer M. du Bouillon. - Malb., III, p. 5i 1.
lUIlmil BATt.IAU