‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 354 sur 625 · FILET — FILLE · texte numérisé non relu

FILET — FILLE

* <rOn dit /fer doux, pour dire se modérer, se retenir, se comporter avec douceur, avec modestie : Quand un maistre est en colère, les domestiques font sagement défiler doux. Cet homme faisoit le fanfaron, mais il est obligé défiler doux.» - Acad. franc., Diction., in édit., 169/i.

Voir 1. 1, p. 67, Adjectifs employée comme adverbes.

Filet, fil.

Il semble, à vous entendre, que Monsieur Purgon tienne dans ses mains lejiïet de vos jours. - Mal. imag., III, 6.

Il semble que l'autre ait esguisé le fer dont il a voulu trancher le filet du peu d'amitié que je luy portois.

D'Urpé, UAstrée, i6i4; I, p. 37^ et 375*; - Cf. Id., ibid.; I, p. ao8'*\

aoa Dévide aux ans de leur Dauphin, A longs fileté d'or et de soie , Un bonheur qui n'ait point de fin. - Malh., I, p. 83.

Il faudra mourir dans les fers. . .

Où les yeux d'une ingrate ont mon âme asservie; Je n'en puis échapper :

On ne peut les couper Qu'on ne coupe avec eux le filet de ma vie. - Racan , Bergeries, II, 1.

C'est la raison que je bénisse Le sort qui , devant que finisse De mes jours le maudit filet, M'érige en vostre humble valet.

Scarbon, Œuvr., Paris, M. David, 1700; I, p. 3G6.

ao II (Servien) avoit éclat et richesse; Mais cela n'a pas empesché Que la Parque , enfin , n'ait tranché . . . Le filet de sa Destinée. - Lorbt, Muze histor., a a février 1609.

Son âme ne tenoit plus qu'à un filet.

Rac, VI, 463 : Lettr. à M. Vitart, 16 mai 166a.

* Malherbe, qui emploie cette expression, l'avait blâmée chez Desportes : «Filet pour fil est mal. Quelques dialectes en usent, mais non les bons François.)» - Voir Brukot, Doctr. de Malh., p. 3oa.

FlLLE, nom donné aux servantes, comme garçon aux sewiteurs.

Filles, approchez;. . . ôtez-moi mes coëffes. — Escarb., se. 2. Filles! laquais, laquais ï files! quelqu'un. - Ibid., ibid.

Quand il y a une servante dans une hôtellerie, on ne doit se servir que d'elle; et d'ailleurs Claudine est 1res habile. . . — Je conviens, Monsieur, qu'elfe sait parfaitement son mélier de fille. - Rbgkard, Filles err., II, a.

A lions, fille, le fruit! - Id., Crit. de VHom. à b.fort., se. 6.

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