‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 400 sur 625 · FRANQUETTE (À LA · texte numérisé non relu

FRANQUETTE (À LA

Toy seule, Cleopâtre, as triomphé de moy;

Toy seule as ma franchise asservy sous ta loy. - Rob. Garhier, Marc.-Ant.

II. . . se retiroit dans les lieux plus cachez, afin de se plaindre avec plus de franchise. - D'UrfI, L'Aitrée, I, p. aigb.

Toute la faute que tu commets, vient de ce que tu as encore Un franchisé. 0 quel prodige que de voir un berger si libre 1 - Id., ihid., p. ho h.

Il ne se faut pas si fort engager en aimant que Ton ne conserve la meilleure partie de sa liberté ... — Ce sont deux choses incompatibles que la franchit* et l'amour. - Sorbl, Berg. extrav., 1637, p. 69.

Dieu ! que mon frère a tort de mf amener icy,

Pour perdre ma franchise et gagner du soucy! - Rotrou, Ceïimène, II, 5.

Œillades qui sur les esprits Exercez si bien vos rapines, . . .

Chers ennemis de ma franchise, Beaux yeux, mes aimables vainqueurs, Dites-moi qui vous autorise A dérober ainsi les cœurs?

Gobn., X, p. 3i : Ode sur un prompt amour (i63s).

3o6 Du chef de ces héros j'asservis la franchise . . .

11 rend un plein hommage au pouvoir de mes yeux. - Id. , Toison d'or, 1 , 1 .

Lucrèce a-t-elle ailleurs engagé sa franchise f

Th. Cobk., Feint Astrol., I, h; - Cf. Id., Charnu de la voix, II, 9.

Ce n'est qu'avec regret qu'en perdant ma franchise, Pour la seconde fois on m'y verra soumise (au mariage).

La Font., Vil, p. 81 : L'Eun., IV, 4.

9 Je vis sans déplaisir ma franchise asservie. ,

Rac. (Coll. des Gr. Ecriv.), t. IV, p. 4 7 : Poés. div.

En jouant avec vous, jeune et belle Marquise, Je n'ay cru hazarder qu'une discrétion , Et m'y voilà pour toute ma franchise.

Sbgrai8, Œuvr., A AP* de Sevigné; édit.' 1700; I, p. 37^.

J'ai contre cent beautés défendu m* franchise.

Hauteroche, Crisp. music, IV, h.

Romulus. . . bastit Rome qu'il peupla de gens ramassez, bergers, esclaves, voleurs , qui estoient venus chercher \a franchise et l'impunité dans l'asile qu'il avoit ouvert à tous venans. - Bossdbt, Hist. univ., in-6°, 1681, p. 538.

* Franchise se prenait aussi dans le sens actuel, liberté de parler, sincérité. — «Franchise, naturel franc et libre : franchise à dire son ad vis.?) - Mon et, 1690.

617 C'est parler franchement, pour estre sans franchise.

Cobn., Gai du Pal., II, 3. (Var. de 1637.)

Corneille a refait ce vers en 1660 :

C'est consentir bientôt à perdre ta franchise.

Franquette (À la).

Confessez à la franquette que vous êtes médecin.

.1/A/. malfirv /mi, 1,5.

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