‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 41 sur 625 · DÉNOUEMENT · texte numérisé non relu

DÉNOUEMENT

* Voir Protase.

DENTS : METTRE ou ÊTRE SUR LES DENTS, locution.

517 Tout cet embarras met mon esprit sur les dents. — Âmph., I, a.

La pauvre Françoise est presque sur les dents, à frotter les planchers.

Bourg, gent., III, 3.

* De même, mais avec une métaphore moins forcée que celle qui parle de dents à propos d'esprit :

Ces beaux fils sont sur tes dents au bout de la première traite. - Mâlb. , II , 669.

L'honneur de rostre souvenir me consolera pleinement de l'absence de Madame Scarron, que Madame de Montchevreuii m'a enlevée. J'ay grand'peur que cette dame débauchée ne la fasse devenir sujeUe au vin et aux femmes, et ne la mette but les dents devant que de me la rendre.

SciBioN , Dsrn. (Muer., Paris, 1705; I, p. 169 : Lettr. au duc tFElbeuf.

J'ai couru tous les bals de Paris cette nuit.

J'en suis dessus les dents. - Mouttliubt, Dame méd., II, 9.

Ahl voilà un menuet qui m'a mise sur les dents. - Rbgnahd, Coquette, III, 6 .

Dents : rire du bout des dents, locution.

Parbleu I ce sera donc du bout des dents qu'il y rira.

Dnerû que du bout des dents, Et tout de bon pleure an-dedans.

Scahhos, Virg. trav., Paris, David, 1700; I, p. 90.

Tout franc, quand je songe à chcla, je n'en ris, morgue! que du bout des dents. - La Fort., VII, p. A 57 : Coupe enchantée, se. 6.

Dents : avoir les dents longues, locution.

L'on a le temps d'avoir les dents longues, lorsqu'on attend, pour vivre, le trépas de quelqu'un. - Méd. malgré lui, H, 1.

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