GAULIS — GAUPE
1 635 Contre son insolence on ne doit point gauchir. - Tort, V, a.
Pour mettre le coing où est le nœud, et ne gauchir point à la difficulté, je dis que les Épicuriens font en ce comme les Huguenots.
Garasse, Doctr. cur., 162a, p. Aoa.
A cette nouvelle sentence, je ne fus pas si surpris que l'argent ne manquât pour en gauchir la rigueur. - Chapelain, Trad. de Guzm. d'Alfar., i63o; III, p. Â78.
ia3a J'en ai déjà parlé, mais il a su gauchir,
Et, tournant le discours sur une autre matière. . . - Gobh., Pompée, IV, 2.
Mais il n'est pas question pourtant de gauchir tousjours aux difficultés : il les faut vaincre , et estabfir une règle certaine pour la perfection de nostre langue.
Vadgilas, édit. de l'Acad., in-6°, 170a, p. 96.
Mais je sens que la mort s'approche ;
Mon dessein ne se peut gauchir. - Chevreau, Advocat duppé, 111, 1.
Sources de mes malheurs, lumières décevantes,. . . Quel esprit dans le monde auroit pu s'affranchir De vos charmes trompeurs, que je n'ai pu gauchir?
QunuuLT, Les Rivales, III, 1.
Ces bons Pères vouloient gauchir, et alléguoient l'Écriture.
Maucroii, Hist. du Schisme,
Quelle misère de gauchir toujours, et de n'oser parler franchement dans une matière de religion !
Bossu et, Avert. aux Protest., in-A°, 1689-1691 ; III, S 9, p. 177.
Mais, dans l'occasion, on peut bien quelquefois,
En faveur d'un ami, faire gauchir les loix. - Rbonabd, Vendanges, se. 10.
* Au propre, tourner à gauche pour éviter un coup; ici, au figuré. — Le sens figuré n'est pas relevé dans les dictionnaires avant Richelet (1680).
Leven de Templery n'admet pas l'emploi de gauchir sans « l'article à. De sorte qu'il faut dire. . .: gauchir à une difficulté», parce que «ce verbe régit le datif et non l'accusatif».
Génie et politesse de la long, franc., in-ia, 170S, p. 196-197.
Gàulis.
569 Je pousse mon cheval et par haut et par bas,
Qui plioit des gaulis aussi gros que les bras. - Fdch., II, 6.
* Ce mot se trouve, pour la première fois, sous la forme golys, dans le Diction, des Chasseurs, qui suit La Vénerie Royale, de Salnove, in- 4°, i655, p. 16 : «Golys, ce sont bois de dix-huit ou vingt ans, et au-dessus.» Richelet (1680) l'écrit aussi golis. Du Fouilloux ne l'avait pas admis dans son Interprétation des mots de vénerie. En 1690, Furetière l'admet, comme Richelet ; en 1 696 , l'Académie française l'omet ; mais Th. Corneille le reprend avec la définition de Furetière : <r Gaulis, branche d'arbre que les veneurs sont obligés de plier ou de détourner pour pénétrer dans le fort d'un bois.»
Gàupe.
171 Marchons, gaupe, marchons! - Tart., I, i.