GOBER LE MORCEAU — GODELUREAU
les sieurs Favier, Bonard, Saint-André et Arnald; quatre jouant des gnacares, MM. La Mare, Des Airs second, Du Feu et Pesan.
Pastorale comique, se. i5.
* Sous ce mot gnacare, qui n'est pas français, et qui ne se trouve dans aucun de nos anciens dictionnaires, il est facile de reconnaître le mot italien xnaccara ou nacchera, tambour fait d'une caisse de cuivre que Ton bat à cheval, taballe, ataballe; et une cimballe.» - ÛUDiif, Diction., 1660.
La forme ordinaire était nacaire : «Les notaires étaient des timbales d'une petite dimension, et, comme les nôtres, inégales en diamètre, dont les Sarrasins se servaient à cheval pour régler la marche de leurs escadrons. Plusieurs peintres anciens nous montrent la fille de Jephté jouant des nacaires, gracieusement attachées à sa ceinture.»
Castil-Blaze , Molière musicien, a in-8°, I, p. h 16.
Gober le morceau , gober l'hameçon , locution.
377 Mais je ne suis pas homme à gober le morceau.
Ec. des Fem.y H, 1.
Tous deux également sont propres à gober les hameçons qu'on leur veut tendre. - Pourc, II, 3.
55 Ib goberont l'appât, vous serez leur ami. - La Font., Il, p. 28/i : Fabl., VIII, h.
Godelureau.
381 Là, nul godelureau. — Ec. des Mar., I, 3.
Ce sont de beaux morveux, de beaux godelureaux! — L'Av., II, 5.
Vous voulez volontiers quelque godelureau. - Scarroh , Jodelet maure et valet.
Lors s'acheva la satire. . .
Contre les godelureaux. - Id., Œuvr., Paris, David, 1700; I, p. 9 h.
Leur bonne mine attire toujours après elle quelque godelureau de profession, de ces donneurs d'amour à qui en veut,. . . de ces enfants perdus de Gupidon.
Id., Dern. Œuvr., Paris, David, 1700; I, p. 159. - Cf. Id., ibid., I, p. 107 et 17A.
Godelureaux pleins de farine Affectant de courber l'échiné Afin de faire le gros dos, Pour la plupart de francs badauts. • .
Y parlent du tiers et du quart.
Id., Œuvr., I, p. 170; - Cf. Virg. trav., Paris, 1705; II, p. 10.
Parmi les Naïres de la côte Malabare, . . . les grands ongles ne se portent que par les nobles, et c'est une marque de roture de les avoir courts. — C'est peut-être, répliqua l'ami de Louvot, ce qui fut cause de la mode qui courut parmi nos godelureaux, il y a quelque temps, de laisser ainsi croître l'ongle du petit doigt.
L'abbé de La Motue Le Vater, Le Parasite Mormon, i65o; dans Sallenqbe, Hist. de P. de Montmaur, 9 in-8°, 1715 ; 11, p. a 5 5.