GUEUSERIE
Tel fut préteur dans sa jeunesse, Qui, vieux, gueuse la noblesse.
Franc. Colletbt, Juvénal burl,, 1657, p. 3o.
179 Et cette ville justiciere
S'y prend de si bonne manière Que, dans trente jours révolus, Pas un gueux ne gueusera plus.
Loiiet, Mine histor., 19 janvier i658.
Pour moi, je gueuserois plutôt que consentir A faire choix d'un maître à qui n'oser mentir.
Th. Corr., Feint Astrol., IV, 19.
Gueusez, servez, volez, ce n'est point mon affaire.
Id., Comtesse d'Orgueil, 1, 3.
Qu'êtes- vous? — Moy, Monsieur? Un pauvre homme qui gueuse. — Quoyl Tu gueuses? — Monsieur, mes malheurs sont si grands!
Boursault, Méd. volant, se. i5.
TABTorri. Faut-il que ma vertu rencontre son tombeau Dans l'abisme profond du vuide d'un cerveau ? Et dépend-elle enfin d'une grossière idée D'un autheur (Molière) dont on voit la malice bridée, Et qui , par sa cabale , à force de complots , Va gueuser des succès chez la race des sots? - Crû. du Tartuffe, 1669, se. 1.
Est-ce par un poulet ou par ime poulette
Que vous avez gueuse la leçon qu'il m'a faite,
Madame la causeuse? - Montplbury, Ec. des Jaloux, I, i3.