‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 520 sur 625 · HURHAUT (À · texte numérisé non relu

HURHAUT (À

i 262 L'on voit que l'un tiro

A dia, l'autre à hurhaut. - Dép. am., IV, 2.

* Voir ci-dessus, p. 75, Dia (A).

L'un tire à dia, l'autre à hurhaut, - Richbb, Ovide bouffon, 1669, p. 3 90.

Hydropisie.

* Voir t. I, p. 989, Bradypepsie.

HYMEN, mariage; HYMEN DE. . ., mariage avec. . .

757 Il a volonté ...

De me déterminer à Yhytnen cFHippolyte. - UEt., II, 7.

319 Demain un lacs d'hymen me donnera sa foi.

La Fort., VII, p. 3oA : Ragotin, II, 1.

63 Par moi seule éloigné de Y hymen rf'Octavie,

Le frère de Junie abandonna la vie. - Rac, Brit., I, 1.

Hymenée.

2009 ... Le père, témoin de tout l'événement,

Donne à cette hyménée un plein consentement. — UEt., V, 9.

A77 Faites, quand vous voudrez, signer cet hyménée. - Sgan., se. 17.

207 Et j'aime mieux la voir sous un autre hyménée, Que si contre son gré sa main m'étoit donnée.

Ec. des Mar., I, 9.

* Nous donnons le texte des éditions originales ; mais des éditions presque contemporaines (voir dans la Coll. det Gr. Ecrw.) mettent indifféremment le masculin dans le premier exemple , et le féminin dans les autres. — Racine fait hyménée masculin :

1696 Avant qu'on eut conclu ce fatal hyménée. - Ândrom., V, 1.

Quoy ! vous pourriez changer en ma faveur le dessein de marier Angélique avec Damon? — Qui m'en empescheroit ? — Vous pourriez la porter à tourner se» vœux vers ce nouvel hyménée? - Du Vehdier, Flatteur, 1696, II, 9.

Hyménée ne se trouve ni dans Nicot (1606), ni dans Monet(i69o), ni dans Oudin (1662). Il figure cependant, accompagné d'épithètes masculines, dans les bpithètet du sieur de la Porte (1571), dans le Diction, de» Rimet d'Odet de la Noue, sans indication de genre (1596), puis dans Cotgrave (1611, i63a, 1600) comme féminin. Ricbelet (1680), himenée, Furetière (1690) et l'Académie française (169/1), hymen ou hyménée, le donnent comme masculin, et c'est ce genre qui a été conservé.

hypocondriaque — 1gelle 557

Hypocondriaque : mélancolie hypocondriaque.

* Voir Mélancolie hypocondriaque.

HYPOTHÉQUER À . . . , engager comme sur hypothèque à . . .

Il est hypothéqué à mes consultations, et un malade ne se moquera pas d'un médecin. - Pourc, II, t.

Octavien, se constituant en rente envers mon grand-père en l'an i58A, lui a hypothéqué spécialement quarante-quatre écus. - Corji., X, p. A3 A : Lettrei.

1CELLE, celle-ci, fonne ancienne conservée dans le style juridique ; féminin de ICELUI.

io65 Qui demeure perdu par le trépas d'icelle. - Ec. des Fem,9 IV, 2. La parfaite curation (Ficelle. - Pourc, I, 8.

Il y avoit pour drap de pied un tapis velu, étendu emmi la place, et dessus, un escabeau. . ., et sur icelui un bassin vermeil doré. - Malh., III, p. A3 A.

9 A II la frapa d'un fer pointu. . .

A dessein de tuer icelle. - Loret, Mute histor., 11 octobre i653.

786 Témoin trois procureurs, dont icelui Citron A déchiré la robe. - Rac. , Plaid., III, 3.

793 Je vais, sans rien obmetlre, et sans prévariquer, . . . Exposer, à vos yeux , l'idée universelle De ma cause , et des faits renfermés en icelle. - Id. , ibid. , ibid.

* txlceluy, icelle. Ce sont les deux plus mauvais mots et les plus barbares dont on se 8çauroit guères servir en nostre langue. Ils sont néantmoins les plus usités , de tous ceux qui n'ont point de soin de la pureté de la langue. Car il leur semble que l'usage de ces mots est si nécessaire qu'on ne s'en sçauroit passer. Et toutefois si vous demandez à nos excellons escrivains comment ils peuvent faire de ne s'en servir jamais, ils vous repondront qu'ils ne se sont point encore apperceus de la nécessité de ce mot là, et que jamais ils n'en ont eu besoin. Ceux qui s'en servent à tous propos disent qu'ils évitent avec ce mot force équivoques dont il s'ensuivroit de l'obscurité. Mais M. Coëflotcau n'a jamais souillé ses beaux escrits de cette vilaine tache, et pourtant il ne laisse pas d'estre toujours si clair et si intelligible, qu'en toutes ses œuvres, qui sont en grand nombre, je soutiens qu'on ne trouvera pas une seule période qu'il faille relire deux fois pour l'entendre. 11 est vray que l'usage de ce mauvais mot a une grande estendue, comme il se voit en ce qu'il tient la place de plusieurs autres. . . Tantost, il tient la place de luy et dV/fe, en tous les genres et en tous les nombres : <rLa charité est si nécessaire, que sans icelle «on ne peut estre sauvé», au lieu de dire «sans elle». Tantost, il tient la place de la

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