‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 606 sur 625 · LEURRE · texte numérisé non relu

LEURRE

Cadmus et sa femme Hermionne. . •

S'affligèrent outre mesure. . .

Car de croire leur fille Ino,

Avec son petit godeno,

Dieux marins par métamorphose ,

C'etoit là pour eux lettre doge. - Riches, Ovide bouffon, 1663, p. A70.

5i Les suites des susdites chozes Sont encor pour moy lettres clozet.

Lorkt, Muze hit t or. y 5 juillet 166/1.

* Une lettre dote est tout simplement une lettre fermée. De ce que les lettres de cachet étaient fermées, fermées par un cachet ou sceau, il ne s'ensuit pas, comme on Ta dit, que toute lettre dote fût une lettre de cachet.

Leurre.

Quand, ébloui de ce leurre, il auroit une fois consenti à ce qui vous touche, il importerait peu ensuite qu'il se désabusât. - UAv.y IV, 1.

C'est un leurre, Monsieur, la chose est toute claire.

Goen., Suite du Ment., II, 7.

Monsieur, c'est une gueuse

Qui gagna ses habits au métier de coureuse,

Et qui, poussant le leurre autant qu'elle pourra,

Se titrera marquise, et vous attrapera. - Th. Corn., Galant doublé, I, 1 .

Adieu, leurre» charmants, l'Espoir et la Fortune I

La MssHARDièRE , Poètiee, p. 3&8 : Le Détabuté.

1/17 Vous nous contez là des romans;

C'est là votre leurre ordinaire. - Lorkt, Muze histor., 17 juin i656.

. . . Comme un oiseau pris au leurre,

Richbb, Ovide bouffon, 166a, p. 161.

a 5 L'exemple est un dangereux leurre.

La Font., I, p. 180 : FabL, II, 16.

5& Son maître le rappelle (le milan), et crie, et se tourmente, Lui présente le leurre et le poing.

Id., III, p. 253-a5/i : FabL, XII, îa.

J'étois indigne de ce leurre, Et quoyque de pareils gâteaux Ayent plus de poison que de beurre, Ce n'est pas viande à mes oiseaux.

Berssbradb, Œuvr., a in-ia, 1697; I, p. 3oo.

Le gouvernement de Xaintonge et d'Angoumois lui servit (à Mazarin) de leurre pour nous abuser. - La Rochef., II, p. 65a.

Non, je n'attendrai plus; pour mieux couvrir mon jeu,

Je me suis adouci devant eux; c'est un leurre. - Poisson, Faux Motcov., se. 8.

* trUng leurre, dit Rob. E6tienne dans son Diction, franç.-lat. de i5/io, est en façon de deux ailes d'oiseau accouplées ensemble, pendu à une lesse, et ung esteuf ou crochet de

Page 1