DAVANTAGE
Il dit, morbleu ! ces vers. . . — Comme il fait un amant, D pourrait les mieux dire et plus humainement. — Et plus humainement. . . Encore ! oh ! oh ! tu railles. Voudrois-tu point dauler l'Impromptu de Versailles ?
Io., Impr. de l'hât. de Condé, se. h.
Qu'il (Molière) prenne garde à lui, Marquis, car je t'annonce Qu'avant qu'il soit deux jours on jouera la réponse, Qu'il y sera daubé, mais daubé finement. Id. , ibid. ibid. — Cf. Io. , Ambigu corn., 1" interm. , se. h ; - 3* interm. , se. 1 1 ; - Éc. des Jaloux, 1 , 1 3.
Leur débauche sera, je crois, divertissante. . .
Elles dauberont là le prochain assez bien. - Poisson, Fem. coq,, V, î.
Jugez, mes chers amis, si je ris dans ma barbe De voir ainsi dauber la casée et la rhubarbe.
Le Boulângbb dk Chalussay, Élomire (Molière) hypocondre, 1670, I, 3.
Et je croy que devant qu'en son bon sens il rentre,
Nous pourrons, sur ma foy, le dauber dos et ventre. - Id., ibid., III, 1.
* Dauber, dans le sens de blanchir (? dealbare), est cité par Godefroy; dans le sens de battre, nous ne le trouvons pas avant Rabelais :
D dependoit (dépensoit) pour son passetemps argent, part (partie) à fascher Baschet, part (partie) à veoir ces Chiquanous daubbez. - Pantagruel, IV, 16.
Frère Jan daubba tant et très-tant Rouge-Muzeau , dours (dos) et ventre, braz et jambes, teste et tout, à grands coups de bas ton, que je le cuydois mort assommé.
Id., ibid.
Le premier lexique où paraisse dauber est le Diction, des Rimes d'Odet de la Noue (t 5o6 ); il n'admet pas seulement ce mot, mais encore redauber, contredauber, entredauber et surdauber, qu'on ne trouve plus ailleurs.
En 1611, il reparait dans Cotgrave; mais, pour en bien comprendre le sens, il faut chercher, dans l'édition de i63a, la traduction de la traduction anglaise. — Dauber y est traduit par to beat, et to beat par «boire, frapper, fouetter, fesser, bastonner, friper, estriller, bourrer, accommoder, matrasser, obtundren.
En i64a, les Rech. ital. et franc. d'Ant. Oudin donnent : dauber, battere; dauber des fesses, menar il culo; dauber des maschoires, mangiar bene, menar le ganascie.
En 1668, nous retrouvons dauber dans le Nouveau Diction, de rimes, publié chez Courbet; mais il est écrit en italien, comme le sont (ries mots bourlcsques, bas ou vieux».
Le comte de Cramai! , dans sa Coméd. des Prov., emploie l'expression dauber (battre) des mâchoires (i633) : «Allons à la soupe, goulu; flacquons-nous là, et daubons des mâchoires.» - IV, 3.
On disait indifféremment dauber quelqu'un ou sur quelqu'un.
Davantage, absolument.
A07 Je crois que notre cœur doit donner son suffrage
A qui fait éclater du respect davantage. - Fâch., II, 4.