DISGRACE
Je me confesse un grand diseur de rien. - Scarroh, Œuvr., I, p. 1 67.
Jamais plus de grands mots n'avoient encor si bien
Fait voir le haut talent de nos diseurs de rien. - Th. Corn. , Galant doublé, IV, t
3 Dieu ne créa que pour les sots Les mauvais diseurs de bons mots.
La Fort., II, p. a&g : Fabl., VIII, 8.
11. . • demande à un homme de qualité,. . . qui estoit un grand dieeur de non velles, qui estoit cette belle personne. - Mlla dk Scudéby, Mathilde, 1667, p. i3a
Je trouve ici toujours
Quelque diseur de rien», de qui l'âme coquette Sache à brûle-pourpoint tirer une fleurette.
Mortflburt, Gentilh. de Beauce, l, 4; - Cf. Id., Mariage de rien, se. 8 - Fille capitaine, I, 9.
Tu fais toujours le beau dieeur. - Hauteroche, Crip. méd., I, 6; - Cf. I, 8.
Les héroïnes de province sont de grandes diseuses de rien.
Devisé, Dames vengées, II, 1.
Il (Molière) a joué les jeunes, les vieux, les sains, les malades, les cocus, 1< 1 jaloux, les marquis, les villageois, les hypocrites, les imposteurs, les campagnard*
; les prétieuses, les fâcheux, les avocats, les ignorants, les procureurs, les misao
tropes, les médecins, les apotiquaires, les chirurgiens, les avares, les bourgeois qi 1 affectent d'estre de qualité, les philosophes, les autheurs, les provinciaux, les fau
} braves, les grands diseurs de riens, les gens qui n'aiment qu'à contredire, les a
quettes, les joueurs, les donneurs d'avis, les mûriers, les sergens, les archers, < l tous les impertinens enfin de tout sexe , de tout âge et de toute condition.
• Devisé, Or.fun. de Mol., Nouv. Coll. moliér., p. 3a-33.
t De l'Impertinent ou du Diseur de rien. - La Brct., I, 39 (au titre).
Voir, pour la prononciation de diseur, diseux, ci-dessous, au mot enjôleur.
DISGRÂCE, malheur, chagrin, revers. Sens de F espagnol dis gracia.
La moindre disgrâce nous fait mépriser de ceux qui nous chérissoienl
Préc. rid., se. 16.