AVENANT QUE — AVENIR
Je vous gardois un temple dans mes vers , El même il n*eût fini qiiavecque Tunivers.
La Font., III, a 78. - Fables, XII, i5.
La première édition du Dict. de TAcad. (169^) admet avec ou avecque; la deuxième (1718), avec, seul; la troisième (17^0) et la quatrième (176a) : v Avecque pour avec; il n*e9l plus en usage qu^cn poésie, où même il vieillit;» la cinquième, an vu, mémo remarque : ff . . .il vieillit beaucoup;» la sixième (i835) et la septième (1878) : tiAvecque, vieux mot qui s^employait autrefois pour avec, y» - Voir sur cette question de avec, avecque, aveequet, dans Albman : N(mv, Obterv, ou Guerre civile de» Franc, sur la lang,, 1688, p. 176-185, un chapitre trop long pour être reproduit ici. y
Avenant QLT. . . , arrivant que. . . , s'il arrivait que. . .
1989 . . . Avenant que Dieu de ce monde m'ôtât,
Tentendois tout de bon que lui seul héritât. — L'Eu, IV, 1.
« La première édition seule donne advenant que, . .
Du verbe ave$Ur, souvent employé dans Malherbe et dans Corneille.
Au mot avenant, r Académie dit : «Part. act. qui signifie s'il avient. Avenant le décez de Vun det deux. Terme dont on se sert dans les contrats et autres actes pul^lics. Il est construit plus ordinairement dans cette phrase : Le cat avenant que. . . 9 - Diction. 169 A.
Avenir, advenir.
i84i Oui, vous verrez, quoi qu'il amenne,
Qu'Argatifontidas marche droit sur ce point. - Amph.,lU, 7.
Ce n*est pas à dire quHl ne puisse avenir des choses non avenue$. ~ Malh. , II , 83. De peur que la même chose ne lui avienne! - Id., III, 999 (autogr.). S*il avenoit à quelque effrontée d'en prendre la hardiesse. - Id. , I, 353.
* M. Régnier, dans son savant Lexique de Malherbe, remarque que toutes tries anciennes éditions donnent, sans aucune distinction de sens, tantôt advenir, tantôt avenir. ji
637 Simple! Tai peur encor que ce malheur m'avienne. - Gobk., Clit., II, 8. 78 Même dispute avint entre deux voyageurs. - La Fort., Il, 367. - Fable», 1,9. io5 ... Quelques malheurs qu'il en puisse avenir. - Rac, Mithr., I, 1.
M. Marty-Laveaux a remarqué que , dans ses premières éditions , Corneille avait employé le mot advenir, auquel il avait substitué, en 168a , avenir. — Rob. Estienne (i539, i5&9), Cotgrave (1611, i63*), iG5o) et Monet (i6ao, mais non i636) renvoient de menir à advenir. Guy Miège (1679) donne advenir et renvoie à avenir; Richelet (1680), avenir, seul; Furetière (1690), advenir, seul; rAcadémie(i696), avenir, scuL
ffU y a des mots où il faut prononcer le d, et d'autres où il ne le faut pas prononcer, tellement que, pour bien faire, il ne faudroit point mettre le d aux mots ou il ne se prononce point. . . Par exemple, avenir, avis : pourquoy escrire advetiir, advis, si ce ^ n(} se prononce jamais? . . . Advenir, en tous sens, le d ne se prononce point, ny dans adftentment, ny en advenue, ny dans adveniure, ny dans adventurier.n - Vadgblas, édil. Ghassang, t. II, p. 1 65- 166.
Voir ci-dessus Avenant que. . . et, p. 1 85- 186, Aversaire,