AVERSITÉ — AVIS AU LECTEUR
« Les trois premières éditions d* Amphitryon , et, pour Le» FetMne» êatMiUeê, les éditions de 1673, 1676, 1675, i68â, 169&, citées par M. Mesnard, et celle de 1681 donnent aver»aire$; les suivantes donnent advenaireê.
Les diverses éditions de Corneille, d'après M. Marty-Lavcaux , portent tantôt adterêaire, tantôt aver$aire, mais les plus anciennes plutôt aver»aire.
Dans le chapitre de Vaugelas consacré aux mots commençant par ad devant une autre consonne (voir ci-dessus au mot Avenir)^ on lit, t. II, p. 166 : ttAdvertaire, adverM, le ^ se prononce. n A ce sujet. Ménage remarque que Ton dit bien ndvenaire, mais partie averse (Obterv., I, 933). Th. Corneille, dans ses Remarquée sur Vaugelas, dit, au contraire : ff Plusieurs font encore sentir le d dans adversité, mais tout le monde prononce aversttire,7> - Vaugrlas, édit. Chassang, II, 166.
En 1706, dans sa Grammaire française, Tabbé Regnier-Desmarais écrit, au nom de r Académie française : «rLes seuls mots d^ adverbe, adverbial, adverbialement, adverse, ad" versaire et adversité, ont retenu la prononciation du d, qu'on affoiblit toutefois beaucofup dans ces trois derniers mots.» - P. 18.
Le Dict. Jr^-flam, de 1618, dans une «brieve instruction qui précède le dictionnaire», range parmi les consonnes qui ne se prononcent point le d devant j, m et v; et, en effet, le (i est souligné dans les mots ac/versaire, ac/versc et atfversilé. Mais l'édition de i6â3 rend sa sonorité au d dans les mêmes mots, comme font, d'ailleurs, tous les dictionnaires, Nicot, Gotgrave, Monet, Pomey, Gaudin, etc. Un seul, le Diet,Jr,-ital,, imprimé en Suisse au château de Duillier, en 1677, donne les mots aversaire, averse et aversité ou adversaire, etc. Guy Miègc, en 1679, admet adversaire, adversité, mais averse. En 1680, Richelet écrit aversaire et aversité; mais il dit : w Comme ces mots se prononcent d'ordinaire avec un d, voyez la colonne adv.n Au mot adverse, il dit, au contraire : «Comme ce mot s'écrit sans d, voyez la colonne ave,v Danct (i683), Furetière (1690) et l'Académie française (1696) ne donnent que adversaire, adverse, adversité, sans observation. - Voir Avenant que, . ., Avenir, p. i83.
Aversité.
17&5 Je vous chéris assez dans cette extrémité
Pour ne vous charger point de notre aversité. — Fem. sav.^ V, 4.
* Tel est le texte des éditions de 1673, 1676, 1676, 1681 et 1683. Voir à l'artide précédent, Aversaire,
Avis ad lecteur.
1081 Ceci doit s'appeler un avis au lecteur. — UEt, III, 4.
Je suis bien aise. . . d'avoir entendu le beau panégyrique que vous avez fait de moi. Voilà un avis au lecteur qui me rendra sage à Tavenir.
Mal. imag.y III, 19.
On lui garde des lotsf Par ma foi, ce magot
Mériteroit d'avoir des cornes pour son lot.
— Avis au lecteur, — MoifTFLBUBT, Gentilh. de Beauce, IV, 5.
Français, ce trait s'appelle un avis au lecteur.
Andrieux, Procès du Sénat de Capoue,
* Les livres anciens étaient souvent précédés d'avit au lecteur, A force de voir ces mots : avis au lecteur, on les a employés plaisamment pour dire : un avertissement.