AVOUER U DETTE — BABILL\RD
Avouer : avouer la dette, locution; reconnaître la vôrité.
Ma foi, Madame, avouons la dette; vous voudriez qu'il fût à vous.
Princ. dÉL, IV, 5.
* ftAdvouer signifie, en matière de délies el de crimes, confesser, reconnoilrc sa faute.. . Advoiier une dette, se soumeltre au payement de quelque somme. Celle dernière phrase s*employe aussi en un sens figure : advouer la dette, pour dire reronnollre qu^on a tort.» - Foiktièrb, Diction. (1690).
On disait aussi : confeuer la dette, nier la dette,
Confettez-moy la dette, et m^aimez davantage.
GiLBT DB Li TBSSo%?rBBiB, Detniaiêé, V, 5.
Je ne veux point nier la dette ; JVn feray sonner la trompettt^^.
ScARBoif, Virg. trav., Paris, David, 1700, I, p. 3iA.
Je te crois; mais, CHton, conjeue-moi la dette :
Tu te fâches de voir que je serve Lisette. - Th. Cob!i. , Amour à la mode, III, 1.
Ce vieux fou, facile à croire,
Fut, jurant comme un antechrist,
Prendre sa fille au saut du lit ,
Qui confdêêa bientôt la dette. — Ricobr, Chide bouffon, 1669, p. &ai.
Moi? Je ne sais ce que Ton veut me dire seulement. — Allez, allez, Madame, avouez la dette. - Baron, Homme à b.fort., V, 5.
Parlons à cœur ouvert, et confeêgons la dette :
Je suis un peu coquet, tu n*es pas mal coquette. - Rborabd, Distrait, IV, 3.
Aye, ay.
♦ Voir Ahi.
Babillard, adjectif, employé substantivement par Molière.
Il faut que les gens en ce pays-ci soient de grands babiUard$!
G. Dand.y II, 1.
Ah! vous voilà, Monsieur le babillard I - Ibid., Il, 5.
11 y a deux choses bien difficiles à estancher quand une fois elles ont pris ieur cours, une fontaine et la bouche d'une femme labillarde.
Le p. Garasse, Rech. det Rech. de M' Ett. Paaquier, 1699, p. Ag.
5 Mais la Muzette habUlarde, Essayant d'être goguenarde , S'il luy vient quelque bon moment, Écrira plus gaillardement. - Lobbt, Muze hiktor., 8 septembre 1 GSy.