BABILLER — BABYLONE (U TOUR DE
Vous avei contenté votre humeur babiUarde, - Quinault, L'Amant indUcret, I, 6. N'acbèveras-tu point, babillard éternel I - Mo5tplbuiiy, Femme juge et partie, 1, i. C'est une babUlarde, en intrigues habile. - Reorabd, Dietrait, III, 8.
Babiller.
i6i C'est véritablement la tour de Babylone,
Car chacun y babiUe et tout du long de Taune. — Tart., I, i.
3|t yohr Babylone.
Si vous n'aviez point babillé, je vous aurois conté ce qui se passe à cette heure. - G. Dand., II, 5.
Vous aviez grande envie de babtUer. - Fourh. de Scap., III, 4.
EUe babUU et rhabille,
Ne sçait quasi ce qu'elle dit.
Et tout le monde en étourdit.
ScARBON, Virg, trav., Paris, David, 1706, I, a8d.
Je hais qui, comme vous, incessamment babille.
Th. GoHif., D. Bertr. de Gg,, V, 1 1.
Sais-tu, quand je t'ai pris, toi qui veux babiller. Que j'ai pris un valet, non pas un conseiller?
MoiiTFLBUiiT, Amb^ corn,, a* interm., se. 1 1.
On m'a dit seulement que sa langue babille.
— Ehl que faut-il de plus pour toucher une fille? - Rbgnabd, Le Bal, se. 19.
:¥ Après avoir prouvé, par de nombreux exemples, que le mot babU est employé par nos meilleurs auteurs, en dépit de Barbier d'Aucour, qui soutient que babil n'est ni bon ni du bel usage, Aieman ajoute r trll n'a pas plus de raison en cela que le sieur Rlchelct, qui veut que babiller et babillard soient comiques, parce que Molière s'en est servi oans ses pièces de théâtre, et il ne prend pas garde que celuy dont il a revu les ouvrages, M. d'Ablancourt , a mis babillard dans sa belle traduction d'Arrian , dont le style n'a rien de comique. Il est \Tay que ce mot n'est pas fort relevé, non plus que celuy de babiller. Mais ils ne sont point si bas qu'ils ne puissent entrer dans un stiie moyen.»
Albmaii, Nouv. observ, $ur la lang,Jr,, 1688, p. 913-917.
Bossuet n'a pas craint d'employer le mot babil dans ce style moyen dont parle Aieman : «On y voit (chez les hérétiques) les plus grossiers artisans, et les femmes mesme, et
les enfans citer l'Écriture ; et quoy-que ces connoissances dégénèrent en un bal/il
dangereux. . ., c'en est assez pour nous faire voir de quoy on pourroit rendre les peuples capables, en tournant mieux les instructions.»
BossuBT, Avert, en tête du Catéch, de Meaux, in-19, 1687, p. 7.