‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 142 sur 395 · BÉATITUDE · texte numérisé non relu

BÉATITUDE

Si lanlôt iJ fait un moment de soleil , Monsieur de Marseille me mènera bayer,

Sév.,I1I, 186.

* On trouve aussi bayer seul , comme on le voit dans M*"* de Sévignë ; La Fontaine écrit baUler et Puretière béer,

9 Béer. Ouvrir la bouche d^unc façon niaise et admirative. Le badaud s*amuse à béer dès qu*il voit quelque chose d^cxtraordinaire . . . Béer se dit figurément de ceux qui désirent quelque chose ardemment : trll y a longtemps qu*il bée après cette charge.» On dit proverbialement béer aux eomeilles, pour dire être oisif, s'ennuyer, ne rien faire. n - Fu- BiTiàii, Diction., 1690.

La première édition du dictionnaire de T Académie (i6g&) donne béer mais non bayer. La seconde (1718) donne, au contraire, bayer, tout en reconnaissant que quelques-uns écrivent béer.

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