BÉNIT — BERCER
. • • L*entretien chaste et bénin
Du gentil sexe féminin
Ne s*y permet en nulle sorte.
Sairt-Amaiit, Œutfr,, bibl. elzéf., Il, p. âao.
Leurs fiers desseins, qui n^ont ny règle ny compas, * Taschent en vain d'abialtre une drogue divine, Dont ma plume a prouvé la qualité béninê.
Lb F. Gambid, Sonnet, à la suite de la Stimmimachie , i656, p. loâ.
BÉNIT, BENITE, ironiquement.
699 Vous avez fait, Monsieur, cette bénite pierre
Qui peut seule enrichir tous les Rois de la terre.
Fâeh., III, 3.
:¥ On employait plutôt, même au xtii* siècle, la forme primitive benoit, benoîte, dans ce sens ironique :
7 Un vieux garçon de cinquante ans N'en fait guère en beaucoup de temps , Et ne va pas tant d'une haleine A la benoûe cinquantaine. - Goaii., X, i58; Poéi. div,, Bagatelle.
195 En ce benoU et sacré lieu
La Reine pria donc bien Dieu. - Loair, Muze hi$t§r., i** mars i656.
i58 Les benoùê Pères de Picpus. - Id., ibid,, 11 octobre 166/i.
Quand les épouses font im récipiendaire
Au benoitt estai de cocu.
S'il en peut sortir franc, c'est lui beaucoup faire.
La Fo!it.,V, 65Û : Contes, IV, 8.
Ce benoU hôtel de Bellièvre. - Sév., IV, 167.
Bossuet dit, mais dans le sens religieux, et en plaçant aussi l'adjectif devant le substantif :
Il estoit déjà grand ce bénit enfant (Isaac),.. . Quand tout à coup Dieu luy commanda (à Abraham) de l'immoler. - Bossubt, Hiet, univ., in-â% 1681, p. 18/i.
Berger, aufg.
63 1 Dût le mettre au tombeau le mal dont il vous berce.
Éc. des Fem,, II, 5.
3i5 L'espoir, il est vrai, nous soulage
Et nous berce un temps notre ennui. — Misanth., I, 3.
a07 Dès longtemps d*un bruit on nous berce.
Lonwtj Mme hiitor. , la août 1669.
9 5 Mais quelque fol espoir dont leur orgueil les berce,
Bientôt on les connoU et la vérité perce. - Dbspb. , Sat. XL
Ehl Monsieur, ne parlons point do cela. Vous vous bercet-là d'une chimère, ou le diable m'emporte. ^ Do Vbrdiu, Le Flatteur, 1696, II, 1.