BRAVE — BRAVERIE
Brave (L]\), un bravo, dans le sens italien; brelteur, assassin, propre à toutes les mauvaises besognes, moyennant finance.
J'ai donc été trouver le frère do celle lillc qui a été épousée. Ccst uu de ces braves do profession, de ces gens qui sont tous coups d'épée, qui ne parlent que d'échiner, cl ne font non plus de conscience do luor un liomrao quo d'avaler un verre de vin.
Fourb. deScap.^ Il, 5.
3-J2 Je crains pou, direz-vous, ces hravfiê du Parnasse. - Despb., Sat. IX.
Braver.
755 Comment? — Oronlo el lui so soni tanlosl bravés,
Misanth,^ H, W.
1 i3o r/cst pou pour lui de vaincre, il veut oncor braver. - Corn., Honicp^ IV, 2.
(loi Crante me fourbis il me joue, il me brave.
Tn. Corn. ,-4 »ttour à la mode, V, :?.
1 679 Voici le Capifnn, tout prOtdc nous braver. - La Fo-st. , VU , 1 oT) : L'Eunuque ^\\ r».
46 1 C'est donc vous qui fanlôt braviez notre officier? - Rac, Plaid,, II, G.
le Le diclionnaire de Rob. Estienne (iSHg et 10/19) traduit In'ave par elefranit ; il ne donne pas braver, Nicot, en 1673, donne vse braver, faire le braven, et traduit par ipenW ingredi; nous dirions : Se pavaner. Hiërosme Victor (i6t6) : rrltrave, suj»eri>o et hautain; braver, faire le bravo. n
C'est dans le ParalUie de Monet (1C20) que nous trouvons, pour la première fois, brave dans ie sens de hardi, raillant aux armes, et braiser dans le sens do défier, rr ferocioro dicto aut facto aiiqucm insolentiiis appetore, impotere, lac^^ss^^re.?» Eu i63(), Monet appuie sur ce sons : tt Braver autrui, lui faire bravade, lui faire insulte avec mépris. «^
Cot/jravc (161 j, iCSa, iG5o) traduit braver par /o brave, abuse, affront, insulter, défier; se braver, parfaire le brave, ei faire le Ijrave par to brave it, or play the ffalant, or to stand iipon his pantojîes , etc. En 1680, Richolel ne donne plus braver que dans le seiLs de insulter, se moquer, gounnander; de m<^me Furotièro (1690) et T Académie (1G9A ). C'est ce dernier sens qui a prévalu.
Br.WERIE, élégance d'cijtLstement.
Adiou notre hraverie! — Préc, rid,, se. i5.
Pour moi, je tiens que la braveric, ol rajustemont est la ciiose qui réjouit lo plus los filles. — Ain, méd,, I. 1.
Et d'assembler tons ces lopins Do ce** \ocablos transalpin^;.
Ne jufjez eslro hraverie Mais bien oslro un«' bavorie.
H. EsTiENMB. Condolêanrp . . . imi léto dos Deux Dialogue* du lang. Jranr.-ital., •'*dil. Lisoiiv. I. p. 7. - CW p. ôi.